Yannick Tifu est un immortel des Royals de Reading de la ECHL

Yannick Tifu est un immortel des Royals de Reading de la ECHL

Le hockeyeur a souligné sa fierté de voir le nom Tifu inscrit sur la bannière.

Crédit photo : Gracieuseté/Brad Drey Purdon Photography

Le Brossardois Yannick Tifu est désormais un immortel des Royals de Reading de la Ligue de la Côte Est (ECHL), troisième circuit de hockey professionnel en Amérique du Nord.

Le 17 mars, cinq ans après qu’il ait aidé les Royals à remporter la Coupe Kelly, symbole du championnat des séries de la ECHL, il a vu une bannière «TIFU #10» flotter dans les hauteurs du Santander Arena de Reading, où les gradins étaient remplis de partisans venus lui dire merci. Marqueur spectaculaire et charismatique, Tiua connu les meilleures années de sa carrière professionnelle à Reading, filiale des Flyers de Philadelphie en Pennsylvanie.

En près de quatre saisons réparties de 2011 à 2016, il a obtenu 265 points en 291 matchs de saison et de séries. Il est devenu un héros local en 2012-1203 quand, à titre de capitaine, il a obtenu 72 points en 72 matchs de saison, ainsi que 25 points dont 12 buts en 22 matchs de séries éliminatoires vers la Coupe Kelly, qu’il avait partagée avec les fans jusque dans les estrades.

Les Royals ont eu l’heureuse idée de retirer son maillot lors de la visite du Beast de Brampton, une autre ex-équipe de Tifu (en 2015), dont les joueurs se sont volontiers joints à la fête.

Ancien coéquipier de Tifu en 2012-2013 et aujourd’hui entraîneur des Royals, Kirk McDonald lui a rendu un long hommage au centre de la patinoire, avant de laisser un Tifu émotif et sincère s’adresser aux fans.

Une fois le match débuté, pendant que parents et amis regardaient les Royals battre le Beast 5 à 1 dans la loge principale, Tifu a signé des autographes sans arrêt, rejoignant les siens avec six minutes à jouer au match.

Hommages et émotions

«Ce fut deux jours éreintants et émotifs, raconte Tifu, rejoint dimanche à Philadelphie où il assistait au match des Flyers contre les Capitals, grâce à un autre cadeau. Après avoir joué le 3e match des séries de ma présente équipe, les Draveurs de Trois-Rivières dans la Ligue Nord-Américaine de hockey, j’ai voyagé de nuit en suivant mes parents jusqu’à Reading. Le samedi, notre groupe a eu droit à du patinage libre privé au Santander Arena. J’étais déjà nerveux et l’émotion m’a gagné dès que j’ai revu l’aréna. Après une petite sieste, ce fut le bain de foule qui a débuté par la visite des joueurs des deux équipes dans les vestiaires avant le match. Deux ou trois collègues qui sont toujours avec les Royals et cinq ou six avec le Beast m’ont présenté aux autres. Après, j’ai reçu beaucoup d’amour du public.»


Il a été particulièrement touché par le long témoignage de McDonald. «D’entendre dire qu’il n’avait jamais vu un joueur passionné comme moi m’a vraiment ému. Il a rappelé une anecdote me mettant en valeur. Lors d’un match où nos deux gardiens étaient blessés, nous jouions avec un gardien de dépannage qui avait cédé deux buts en deux tirs. Il a dit que j’avais alors pris les choses en main avec deux buts et trois passes. Il a rappelé que le coach de l’époque Larry Courville me trouvait unique pour tirer l’équipe, se rappelle-t-il. Se faire dire ça devant tant de gens, c’est flatteur.»

Fier et en paix

Au micro à son tour, Yannick a rappelé sa fierté de voir le nom Tifu inscrit sur la bannière. «Voir le nom de mes parents mis en valeur avec tout ce qu’ils ont fait pour moi, c’est unique. J’ai remercié les gens et leur ai rappelé que Reading était ma deuxième maison. Ils ont apprécié et ont beaucoup réagi. Mon seul regret est d’avoir manqué de temps pour partager la loge comme j’aurais voulu avec les miens.»

«À partir de maintenant, je peux faire la paix avec ma carrière de hockeyeur à Reading. Depuis 2016, je n’osais pas y retourner au cas d’avoir le goût d’y rejouer sans avoir du succès. Maintenant, la page est tournée, j’ai un nouveau statut et je pourrai y retourner occasionnellement à titre d’ancien et ami», conclut avec sérénité celui qui a pu partager à nouveau la Coupe Kelly avec M. Kelly lui-même, premier commissaire de la ECHL.

Un extrait vidéo de la cérémonie est disponible sur la page Facebook des Royals de Reading

Écrire un commentaire

avatar