Victime d’une agression, il poursuit l’employeur d’un témoin

Victime d’une agression, il poursuit l’employeur d’un témoin

Bin Su a été victime d'un vol et d'une agression sauvage dans cette station-service de Brossard. Il poursuit les propriétaires pour 300 000$.

Un homme victime d’une agression sauvage réclame 300 000$ en dommages et perte de revenus à la station-service où le crime a eu lieu. La raison? La caissière aurait observé le crime sans appeler le 911.

Selon la requête déposée au palais de justice de Longueuil, Bin Su se serait rendu à la station-service Ultramar située à l’angle du boul. Lapinière et de l’avenue Auteuil, le 20 janvier 2013. Alors qu’il s’achetait un café, la caissière lui aurait signalé que quelqu’un volait sa voiture, qui contenait entre autres ses outils de travail.

Bin Su serait alors sorti pour confronter le voleur, un dénommé Michel Côté, qui aurait alors attaqué physiquement le propriétaire de la voiture.

Selon la requête, M. Su aurait reçu plusieurs coups à la tête, perdant même connaissance pendant un moment. Lorsqu’il a repris conscience, il aurait demandé à la caissière de composer le 911, ce qu’elle aurait alors fait.

L’homme aurait passé quatre nuits aux soins intensifs de l’Hôpital Charles-LeMoyne. Il aurait subi des hématomes à la tête ainsi qu’une fracture du pouce par arrachement du ligament.

Aucune intervention

Selon Bin Su, la caissière de la station-service aurait manqué à ses obligations en ne tentant pas d’intervenir ou même d’appeler les services d’urgence au moment où l’agression se produisait.

«La caissière [a] assisté à l’agression sans intervenir ni même appeler la police, alors qu’elle savait et voyait sous ses yeux que le demandeur se faisait battre violemment», peut-on lire dans la requête.

Séquelles permanentes

Au moment du crime, Bin Su travaillait dans le domaine de la rénovation. Selon la requête, il n’aurait toujours pas retrouvé le plein usage de sa main gauche depuis cette fracture, ce qui l’empêcherait aujourd’hui d’œuvrer dans son domaine d’activités.

Il souffrirait également de migraines, de crises d’anxiété et de pertes de mémoire.

M. Su poursuit les propriétaires du dépanneur – et ultimement la chaîne Ultramar – puisque la caissière agissait dans le cadre de ses fonctions. Il leur réclame 300 000$ en dommages et perte de revenus.

Une décision devra être rendue dans cette affaire par un juge de la Cour supérieure.

Dans une seconde poursuite, Bin Su réclame aussi 300 000$ à son agresseur.

Entre-temps, Michel Côté a reçu une sentence suspendue pour voies de fait, ainsi qu’une amende de 300$ pour le vol du véhicule.

Écrire un commentaire

avatar