Valérie Lochet sera aux Jeux panaméricains de Toronto

Valérie Lochet sera aux Jeux panaméricains de Toronto

L’équipe canadienne de handball pourra compter sur les talents de Valérie Lochet pour tenter de se qualifier pour les Olympiques de Rio

HANDBALL. Dans son difficile mandat de se qualifier pour les prochains Jeux olympiques, lors des Jeux panaméricains de Toronto, l’équipe féminine canadienne de handball pourra compter sur une athlète d’exception: la Brossardoise Valérie Lochet.

À peine âgée de 24 ans, Lochet assumera beaucoup de leadership en raison de son caractère et d’un exceptionnel parcours de 9 ans en France, dont les 5 dernières années comme joueuse professionnelle. Tout cela malgré ses 5′ 3", dans un sport de géantes.

Très intense, l’ex-élève de l’école secondaire Pierre-Brosseau a toujours joué contre des filles plus âgées qu’elle. À 15 ans, elle évoluait déjà dans un club école en France (Pole Espoir), pays du top 5 mondial, et en 2009, elle signait un premier contrat professionnel en N1 (3e circuit pro), avec Stella St-Maur (Paris) avant de graduer en Division 1 de France avec Angoulême. Elle est maintenant avec une équipe de D2, Aunis-La Rochelle, où elle vient de terminer la première saison d’un contrat de 2 ans.

Blessée en 2011, elle retente le coup en 2015

À l’approche des Jeux panaméricains de 2011, le Canada, ne pouvant se passer d’une telle ambassadrice, avait invité Valérie, malgré les inquiétudes de son entraîneur qui lui recommandait le repos. La Brossardoise a aidé le Canada à battre les États-Unis par 5 buts, mais a subi des ruptures de ligaments croisés (genou) au début du match suivant. Le Canada ne s’est pas classé aux Panam et Valérie a été hors circuit pour un an, avant de revenir en force.

Pas question pour elle de rater des Jeux panaméricains dans son propre pays, même si elle inquiétera à nouveau son entraîneur, qui connaît son problème de tendinites de l’épaule.

«C’est un privilège unique; je veux y être, soutient-elle. Je joue avec prudence lors des camps et je prépare mon corps avant les matchs, mais dans le feu de l’action, on ne peut pas jouer à 80%. Alors je suis consciente des risques, mais on grandit avec l’espoir de grands défis et celui de Toronto en est un. Le Brésil, déjà assuré de sa place à Rio comme pays hôte, est imbattable, mais nous avons eu un bon tirage. Nous sommes dans le groupe du Brésil avec d’autres équipes de notre niveau. Les deux finalistes iront à Rio et nous pourrions surprendre.»

Sa vitesse au profit de l’équipe

Valérie est actuellement à Brossard, après avoir terminé un camp de l’équipe canadienne en Alabama.

«J’ai travaillé fort car je serai arrière droite, alors que je suis habituellement ailière gauche. À cause de ma petite taille, j’ai toujours utilisé ma vitesse et mes changements de direction rapides. Comme l’entraineur s’attend à des défenses adverses jouant haut, loin devant le demi-cercle à défendre, il voulait une fille travaillant en vitesse plutôt que des tirs en puissance de loin.»

Une autre de ses qualités évidentes est son orgueil. «Ça peut être aussi un défaut, mais ça m’a toujours aidé. Il suffit qu’on me donne un défi ou qu’on me dise que ne suis pas capable de faire telle ou telle chose pour que je veuille prouver le contraire. J’aurai justement tout un défi d’aider des jeunes, dont une voisine immédiate peu expérimentée. C’est nouveau pour moi, car j’ai toujours joué avec des filles plus âgées. J’essaie de parler plus, mais c’est surtout en donnant l’exemple sur le terrain que j’aiderai mes consœurs, car j’ai toujours joué par instinct plutôt que par schèmes préétablis.»

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