Un expert en graffitis obtient le mandat de les retirer

Un expert en graffitis obtient le mandat de les retirer

Dose Culture

CONTRAT. L’entreprise qui réalise les plus belles murales sur le territoire de Brossard est aussi responsable d’enlever les graffitis indésirables. La Ville vient en effet d’attribuer un contrat de 53 000$ à Dose Culture afin qu’elle assure la propreté du mobilier municipal.

«Nous avons décidé de donner un contrat de gré à gré à Dose Culture parce que les coûts sont plus avantageux que ceux du contrat que la Ville avait actuellement, explique le conseiller municipal et responsable de l’environnement, Alexandre Plante. Lors de l’appel d’offres de l’an dernier, Dose Culture n’avait pas pu aller jusqu’au bout dans le processus pour décrocher le contrat, mais nous savions que le montant proposé était le moins cher.»

Dans un contrat accordé à un organisme à but non lucratif, les Villes ne sont pas tenues d’aller en appel d’offres et peuvent ainsi procéder à l’attribution de contrat, comme c’est le cas ici.

Brossard a pris la décision d’économiser, tout en encourageant une entreprise avec laquelle elle a une belle collaboration. Dose Culture aura donc la charge d’enlever tous les graffitis qui se trouvent sur le domaine public.

Le responsable de l’environnement constate d’ailleurs une baisse de délits en matière de graffitis.

«Avec les efforts que nous avons mis, nous avons remarqué une diminution de la présence de graffitis, autant dans le domaine public que privé. Les employés des travaux publics confirment que plus les graffitis sont enlevés rapidement, moins il y a de chance d’en revoir au même endroit.»

Certains endroits particulièrement visés par les graffiteurs, comme les viaducs ou les tunnels, ont été choisis pour accueillir des murales, souvent exécutées par Dose Culture. Sous le viaduc Tisserand, où les graffitis réapparaissent aussitôt enlevés, la présence de la murale a définitivement réglé le problème. Réalisée à l’automne, le long de l’autoroute 10, la murale a coûté moins de 20 000$ et permet à la Ville d’économiser des milliers de dollars en nettoyage.

D’autres investissements ont permis de réduire le nombre d’infractions, comme de permettre aux jeunes de s’exercer sur les murs légaux près du skate park, de planter des vignes grimpantes et d’installer des dispositifs d’ondes Moskitone, que seuls les jeunes de moins de 25 ans peuvent percevoir et qui agissent en tant qu’irritant pour les éloigner de certains endroits.

Le comité graffiti de la Ville réfléchit actuellement à étendre son programme de nettoyage au domaine privé. Les questions de responsabilité et d’aspect légal sont présentement en analyse.

Pour pallier le problème, Brossard distribue des plantes grimpantes aux citoyens intéressés lors de la Journée de l’arbre et encourage ceux qui sont témoins de graffiteurs en plein action à contacter le Service de police de l’agglomération de Longueuil.

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