Un chanteur de comédie musicale brossardois sur les scènes de Londres

Un chanteur de comédie musicale brossardois sur les scènes de Londres

Le chanteur et comédien originaire de Brossard

Le chanteur et comédien Alex Gaumond, qui a grandi à Brossard, brûle les planches des théâtres de Londres depuis 15 ans, accumulant les rôles principaux dans des comédies musicales.

En 2011, Alex Gaumond est en lice pour le prix du Meilleur acteur dans une comédie musicale aux Olivier Awards, les récompenses britanniques en théâtre, pour son personnage d’Emmett Forrest dans Legally Blonde. C’est un accomplissement dont il n’est pas peu fier. Il se réjouit également d’avoir incarné la directrice d’école Miss Trunchbull dans Matilda, un rôle confié à un homme pour rendre le personnage plus effrayant. «C’est probablement le meilleur rôle masculin dans une comédie musicale en ce moment», souligne le chanteur en entrevue par Skype avec Métro.

Comment ce Québécois de 37 ans qui a grandi à Brossard en est-il arrivé là? Alex déménage avec sa famille en banlieue de Londres en 1997, en raison d’un contrat de travail de son père. Il a alors 19 ans. «Je m’enlignais pour entrer à l’université en marketing ou en publicité. Je jouais dans des comédies musicales au cégep juste pour le plaisir, se rappelle-t-il. Ma copine de l’époque m’a fait remarquer que Londres était un des meilleurs endroits au monde pour apprendre la comédie musicale et que je devrais tenter ma chance. Je me suis dit: c’est ben vrai!»

Alex est alors accepté à la prestigieuse Guildford School of Acting, où il suit des cours de chant et de jeu. «Mon père était sceptique!» se rappelle-t-il. Le Québécois est chanceux. Il se fait remarquer lors d’une soirée de démonstration où se produisent les nouveaux diplômés. Peu de temps après, il rate sa soirée de remise des diplômes parce qu’il est dans un avion qui l’emporte vers l’Asie, où il interprétera son premier rôle professionnel, celui d’un soldat dans Miss Saigon.

Dès ce moment, Alex réussit à gagner sa vie en jouant dans les comédies musicales, principalement en tant que doublure. Mais cela ne lui suffit pas. «J’avais l’ambition de tenir des rôles principaux. J’ai décidé de refuser des jobs de doublure pour rechercher les rôles que je voulais et passer un message aux producteurs. C’était un gros risque à prendre, et j’ai vécu une période d’ajustement, mais ça a fonctionné», explique-t-il.

Le souriant chanteur est présentement en répétition pour la production Into the Woods, dans laquelle il tient le rôle masculin principal. Le spectacle sera à l’affiche à Manchester du 4 décembre au 16 janvier.

Londres est considéré comme un haut lieu international des comédies musicales. La majorité des productions auxquelles Alex a participé sont présentées en continu pendant plusieurs années, à raison de huit spectacles par semaine. «Le défi est de garder la même énergie pour chaque show. Il faut aussi avoir le courage de renoncer à un rôle après un certain temps pour chercher un nouveau défi», explique-t-il.

L’artiste adore vivre dans la capitale britannique, qu’il juge très accueillante. Il y a rencontré sa copine Jane, une comédienne, chanteuse, danseuse et chorégraphe écossaise. Être Québécois l’a aussi aidé à obtenir certains rôles, en particulier ceux d’Américains, qui sont nombreux.

À mesure que sa carrière se développe, Alex gagne le cœur d’un nombre toujours plus important de fans. «Je prends toujours le temps de leur parler à l’entrée des artistes après un spectacle s’ils sont venus voir une représentation. Je me fais photographier avec eux et je signe des autographes s’ils en veulent, précise-t-il. J’apprécie beaucoup leur appui et leur enthousiasme.»

Alex entretient encore et toujours sa flamme pour la comédie musicale. Il aimerait travailler à Broadway, «au moins pour dire [qu’il l’a] fait une fois». Toutefois, il diversifie actuellement ses activités en tenant des rôles dans des pièces de théâtre, des films, des publicités. On peut d’ailleurs entendre la voix d’Alex dans des annonces de Nicorette et de PokerStars au Québec.

Un texte de Roxane Léouzon, Journal Métro.  

 

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