Tournée des finissants de l’École nationale: treize humoristes pour le prix d’un !

Tournée des finissants de l’École nationale: treize humoristes pour le prix d’un !

Les treize finissants de l’École nationale de l’humour seront de passage au Club du Quartier DIX30 le 1er juin.

Crédit photo : Gracieuseté

Alexandre Brosseau-Camara, Jonathan Côté, Samuel Cyr, Marylène Gendron, Jean-Sébastien Hammal, Véronique Isabel Filion, Guillaume Lacelle, Hugo Lamirande, Geneviève Major-Landry, Alexandre Meunier, Vincent Morin, Jean-François Plante et Charles-Olivier St-Cyr fouleront la scène du Club du Quartier DIX30, le 1er juin. Qui sont-ils? Les derniers finissants de l’École nationale de l’humour, «la crème de la relève humoristique».

Depuis le début mars, les treize humoristes se promènent partout au Québec pour présenter la 27e Tournée des finissants de l’École nationale de l’humour. Un spectacle de 90 minutes composé de numéros solos et de groupes qui permet aux étudiants «d’être confrontés à la vraie vie d’humoriste».

«C’est l’aboutissement et la cristallisation de tous les apprentissages de deux ans de formation, explique la directrice générale et fondatrice de l’École, Louise Richer. C’est au-delà de 35 spectacles à travers toute la province qui les amènent auprès de différents publics et dans des conditions extrêmement diversifiées.»

Ce spectacle tourne chaque année depuis 27 ans, alors que l’École nationale de l’humour célébrait son 30e anniversaire dernièrement. Louis-José Houde, Alexandre Barrette, Philippe Laprise, François Bellefeuille, et plus récemment Katherine Levac, Jay du Temple et bien d’autres y ont tous participé.

«C’est en cohérence parfaite avec notre modèle pédagogique. L’humour a besoin de la réaction et c’est toujours un aller-retour de validation avec le public, indique Louise Richer. C’est sur scène que nous avons la vraie réponse, et c’est dans l’esprit même de la formation.»

Démarche introspective

Comme tout le personnel de l’établissement, Louise Richer se réjouit chaque année lorsqu’elle constate l’incroyable diversité offerte par les étudiants. «C’est toujours un beau constat à faire», affirme-t-elle.

Pour arriver à cette tournée des finissants, les étudiants ont «travaillé extrêmement fort» pendant deux ans et ont traversé une formation «très exigeante».

«Les étudiants doivent faire une démarche introspective, explique-t-elle. Ils sont appelés à réaliser un voyage dans la connaissance d’eux-mêmes pour caractériser leur humour.»

Que la réflexion se transpose sur scène sous forme de personnages ou de <@Ri>stand-up<@$p>, Louise Richer estime que «l’humour est un miroir de la société».

«Il y a plusieurs numéros de la tournée où les étudiants parlent d’eux et c’est l’expression même d’une certaine vulnérabilité», ajoute-t-elle.

Encore de la place en humour?

Avec l’éclosion récente de dizaines d’humoristes de la relève, certains pourraient se demander s’il y a encore de la place pour de nouveaux talents. Mais Louise Richer n’est pas du tout craintive pour les futurs finissants de son école.

«Le public a soif de découverte, lance-t-elle. Depuis les dernières années, il y a eu une segmentation des marchés qui a révolutionné la conduite de la carrière. Avec la diversification des plateformes, ça permet d’accueillir encore plus de créateurs.»

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