Sacs en plastique: les conseillers municipaux bombardés de questions

Sacs en plastique: les conseillers municipaux bombardés de questions

L’utilisation des sacs de plastiques sera interdite dans les commerces de Brossard.

Le bannissement à venir des sacs en plastique à usage unique a monopolisé une bonne partie de la séance du conseil municipal, le 16 février. Parmi les critiques et les appuis, la Ville a adopté à l’unanimité son règlement municipal.

Des commerçants, des résidents, des représentants de l’industrie du plastique ainsi que des employés de cette industrie sont venus s’opposer au bannissement. À plusieurs reprises, leurs propos ont été applaudis par la foule.

Hugo Guérin, un résident de Brossard et employé de l’industrie du plastique, a notamment souligné l’importante différence entre les chiffres cités par la Ville de Brossard pour justifier son règlement municipal et ceux présentés lors des audiences de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur le même sujet. Brossard affirme que 14% des sacs en plastique sont recyclés, alors que l’industrie affirme que ce chiffre est plutôt de 93%.

«Comment expliquez-vous cette différence de 3000% entre vos chiffres et ceux de la CMM? Vous allez fermer des entreprises parce que vous utilisez de chiffres erronés.»

Pas d’études à montrer

Plusieurs personnes ont pressé le maire, Paul Leduc, de présenter les études utilisées par la Ville pour soutenir son règlement. Celui-ci a répondu qu’il ne pouvait le faire à cause de la mise en demeure envoyée jeudi par l’Association canadienne des sacs en plastique (ASCP).

L’ASCP estime que le règlement municipal adopté le 16 février est illégal et nuit à l’environnement.

«Ça nous montre qu’ils n’ont pas d’études, parce que les chiffres qu’ils utilisent, ce sont des chiffres de 2007. Depuis ce temps, avec les épiceries qui vendent des sacs réutilisables, on s’entend tu que l’utilisation des sacs à usage unique à diminué?», affirme Marc Robitaille, président de la compagnie Omniplast, située dans l’arr. de Saint-Hubert.

Protéger la rivière Saint-Jacques

D’autres résidents sont venus encourager les élus dans leur démarche. Michel Lajoie opère une entreprise touristique sur la rivière Saint-Jacques. Il salue l’effort de la Ville pour réduire la pollution visuelle dans la rivière.

«La rivière est mal aimée, affirme-t-il. Les gens ne savent pas qu’ils ont ce joyau tout près. Réduire la pollution, ça aide à ce que les gens se la réapproprient.»

Selon M. Lajoie, un groupe de citoyens s’affaire constamment à nettoyer la rivière, mais ce n’est pas suffisant.

Le règlement bannissant les sacs en plastique à usage unique a été adopté à l’unanimité. Il entrera en vigueur en septembre.

Commenter cet article

avatar