Pour Mike Ward, l’autocensure, jamais !

Mike Ward, qui sera de passage à Brossard la semaine prochaine, aime bien faire réagir son auditoire. Il se désole de la décision récente de Lise Dion, qui a retiré la femme afghane en burqa de son spectacle par peur de représailles.

«C’est dommage; il lui restait seulement une dizaine de spectacles et elle a décidé de l’enlever pour ne pas avoir de marde. Mais ce monde-là ne sait pas que Lise Dion existe. Maintenant qu’on en parle dans les journaux, ils la découvrent», déplore l’humoriste controversé.

Ward, qui a lui-même reçu des menaces de mort après avoir fait une blague sur la petite Cédrika Provencher, estime qu’il est possible de rire de tout et qu’il ne faut pas avoir peur des menaces. La seule limite qu’il s’impose, c’est la sensibilité de ses cibles.

«Il ne faut pas qu’il y ait de haine dans la blague. Alors si je fais une joke sur les gais, il faut que je me demande si je la ferais devant des personnes gaies. Si la réponse est oui, je peux la mettre dans le show», lance l’humoriste, qui ne s’est jamais empêché de rire des handicapés et des femmes battues.

Encore plus loin

Ward compte récidiver les 14 et 15 juillet à l’Étoile Banque Nationale, avec son spectacle Chien. Allez-y l’esprit ouvert ou n’y allez pas du tout, prévient-il.

«Ça fait 6 ou 7 ans que je fais des shows en anglais, et je me suis rendu compte que j’allais encore plus loin en anglais qu’en français. Mais maintenant, je vais tout aussi loin dans les deux langues», affirme l’humoriste, qui ne craint pas de froisser certaines personnes au passage.

Accusé par certains de jouer avec les limites du bon goût – ou même carrément de les transgresser –, Mike Ward n’a plus aucune gêne à faire des blagues de plus en plus trash. Bien au contraire.

«C’est rendu que je vais tellement loin que ce n’est même plus trash, c’est juste tellement absurde. Le monde qui vient me voir, c’est les mêmes personnes qui vont voir Louis-José Houde. Sauf qu’avec moi, ils s’attendent à se faire brasser!»

Chien est le spectacle préféré de Mike Ward jusqu’à présent. Il l’a préparé non pas en rédigeant des blagues devant un ordinateur, mais en allant se «péter la gueule» dans des salles d’humour. Ce qui donne un résultat assez surprenant, selon l’humoriste.

«Quand je préparais le spectacle, je mettais toujours la blague la plus faible à la fin, explique-t-il. Comme ça, tu t’arranges pour que ça marche parce que tu ne veux pas finir sur une fausse note. J’ai réussi à me surprendre en faisant ça, alors ça m’étonnerait que les autres me voient arriver!»

Chien, le troisième one man show de Mike Ward, sera présenté pour une quatrième fois à l’Étoile Banque Nationale. Ceux qui n’ont pas encore vu le spectacle, ou qui ont envie de le revoir, peuvent toujours se procurer des billets.

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