Peugeot envisagerait une alliance avec FCA

Peugeot envisagerait une alliance avec FCA


Le Guide de l'Auto

Article par William Clavey

Le constructeur français PSA Peugeot – Citroën a récemment annoncé son intention de recommencer à vendre des voitures en Amérique du Nord dès 2026, promettant aussi d’introduire les marques DS, Opel et Vauxhall dans notre marché.

À la suite d’une entrevue accordée au journal français Les Echos, Robert Peugeot, le président de la société familiale Peugeot, a déclaré que Fiat Chrysler Automobiles (FCA) représenterait un partenaire d’affaires intéressant pour une potentielle alliance.

Apprendre des habitués
Un tel partenariat permettrait au groupe Peugeot de mieux intégrer son réseau de concessionnaires, tout en profitant du savoir-faire logistique et manufacturier de FCA. Les produits de PSA pourraient même profiter du réseau de concessionnaire déjà établi par Fiat Chrysler.

Rappelons-le, après l’acquisition d’Opel de chez General Motors en 2017, Peugeot a su, en très peu de temps, retourner le petit constructeur allemand de bord afin qu’il soit profitable.

En 2018, Opel générait un revenu de 850 millions d’Euros, un record pour l’entreprise.

Ce savoir-faire financier servirait sans doute d’atout essentiel pour FCA, surtout pour le développement et la commercialisation de véhicules électriques, ou de petites voitures, chose que Peugeot fait déjà très bien en Europe.

Du côté de FCA, rien n’a encore été stipulé au sujet d’un potentiel partenariat avec le géant français, mais selon le média automobile Autoblog, Mike Manley, le PDG de FCA, aurait avoué lors d’une conférence au Salon de Genève que son entreprise n’est pas fermée à l’idée d’une collaboration avec un autre constructeur automobile.

Selon Carlos Tavares de chez Peugeot, l’intégration de PSA en Amérique du Nord fait partie intégrale d’une stratégie d’affaires globale, comprenant aussi la commercialisation de la marque Citroën en Inde, et de la marque Opel en Russie. Aux yeux de Tavares, « le monde change rapidement, et l’industrie automobile change aussi. L’automobile traverse actuellement un Darwin, c’est-à-dire que si elle ne s’adapte pas, elle meurt ».

L’homme d’affaires a affirmé qu’une ouverture d’esprit de la part de n’importe quel constructeur automobile lui permettra de demeurer vivant.