Patrice Bosch a toujours le feu sacré

Patrice Bosch a toujours le feu sacré

Patrice Bosch, alors qu’il était à la barre de Saguenéens

Crédit photo : Archives - Le Brossard Éclair

PORTRAIT. En novembre 2014, en plein milieu d’un match à Rimouski, Patrice Bosch apprenait son congédiement en tant qu’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Ce revers ne lui a cependant pas enlevé le goût de diriger.

«Au début, je voulais prendre un peu de recul, laisser retomber la poussière», se souvient-il.

Environ deux ans plus tard, lors de la saison 2016-2017, il s’est joint aux Inouk de Granby dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ), à titre de directeur général. L’année suivante, il jumelait ce rôle à celui d’entraîneur-chef.

«On dit souvent: coach un jour coach toujours. En effet, ça reste toujours un peu», admet-il.

Et ces quelques années l’ont fait grandir considérablement, soutient-il. Il se dit ainsi satisfait de son parcours et de là où il se trouve aujourd’hui.

«Quand j’ai commencé, si tu m’avais dit que je ferais tout ce chemin-là, je ne suis pas sûr que je t’aurais cru. Je n’ai aucun regret», assure-t-il.

«Mon passage à Baie-Comeau a été une expérience incroyable; on est allé en finale de la coupe la première année, raconte-t-il. À Chicoutimi, malgré ce que bien des gens pensent, c’est une expérience que je ne regrette aucunement. Ça m’a fait grandir comme entraîneur. Entre Baie-Comeau et Chicoutimi, j’ai eu beaucoup d’appels d’équipes. C’est ironique parce qu’aujourd’hui, avec ce que j’ai vécu, je suis de loin un meilleur entraîneur que je l’étais à ce moment-là.»

Au rendez-vous
Même s’il travaille à temps plein sur la Rive-Sud de Montréal, l’entraîneur se rend à Granby pour les entraînements et les matchs chaque semaine. Tout dépendant du trafic, un aller peut parfois lui prendre jusqu’à deux heures de route. Malgré cela, il n’a jamais hésité à reprendre ses deux rôles pour la saison 2018-2019.

«Après chaque saison, je prends du temps parce que c’est important de récupérer, croit-il. Je savais aussi qu’on aurait une bonne équipe cette année parce qu’on a de bons jeunes. Sachant ça, c’est encourageant. La roue n’était pas à recommencer. L’an passé, on a eu une bonne saison mais ça s’est terminé vite en séries; on a donc l’impression d’avoir du unfinished business. C’est peut-être ça qui drive la machine un petit peu.»

Et justement, tout roule comme sur des roulettes pour les Inouk, qui cumulent 10 victoires et 1 défaite et occupent le premier rang au classement de la LHJAAAQ depuis le début de la saison.

«On a un bon début de saison. Les résultats sont là. En même temps, on a beaucoup de plaisir à se rendre à l’aréna parce qu’on a des bons jeunes qui veulent apprendre et progresser. On ne peut pas se plaindre.»

Le Brossardois se qualifie d’ailleurs comme un entraîneur «dur et juste».

«Je respecte beaucoup la passion du joueur et du staff, mentionne-t-il. Pour moi, c’est important. Il y a aussi le respect. Je pense qu’avec les jeunes d’aujourd’hui, il faut être dur, mais juste. Si tu es dur, mais que les joueurs savent que tu es juste, ils vont te respecter.»

«Il y a un temps pour rire avec les joueurs et un temps pour travailler, mais en même temps, il faut rester humain», ajoute-t-il.

Une possibilité non écartée
Malgré la manière dont s’est terminée son aventure avec les Saguenéens, Patrice Bosch avoue ne pas écarter la possibilité d’être entraîneur à nouveau dans la LHJMQ.

«J’ai quand même, au fond de moi, du unfinished business avec le junior majeur. Je ne suis pas désespéré à l’idée d’y retourner. Mais si j’avais à le faire, les conditions devraient être davantage comme je les aime», affirme l’homme de 46 ans.

«À prime abord, je veux faire du hockey de haut niveau. Si je n’y retourne pas, je suis très bien dans les fonctions que j’ai présentement», précise-t-il.

Il assure d’ailleurs se tenir à jour de tous les calibres d’année en année, dans l’éventualité où une porte s’ouvrirait, son objectif étant de «faire du hockey à temps plein».

«J’essaie d’assister à des conférences au repêchage de la Ligue nationale de hockey, j’échange beaucoup avec d’autres coachs, je me tiens au courant de tout ce qui se passe dans le junior majeur, dans le hockey universitaire et professionnel.»

Défi mondial junior A
Patrice Bosch se prépare actuellement en vue de sa deuxième année consécutive à la barre d’Équipe Canada Est U19, qui se rendra à Bonnyville, en Alberta, du 9 au 16 décembre, pour prendre part au Défi mondial junior A.

«Pour moi, c’est un énorme challenge parce que le Canada n’a jamais gagné de médaille d’or.»

Commenter cet article

avatar