Olivier Martineau: haïr tout le monde, ensemble

Olivier Martineau: haïr tout le monde, ensemble

Le décor du spectacle reprend l'imaginaire de l'affiche

Après avoir rodé son premier one man show cet automne à Brossard, Olivier Martineau revient à l’Étoile Banque Nationale le 22 août pour présenter une version «pas mal fixée, dont je ne me tannerai pas avant longtemps», clame-t-il.

J’aime ça Brossard. Le DIX30, c’est comme un petit Brossard dans Brossard. C’est une poupée russe!», lance Olivier Martineau, qui multiplie les images, en entrevue comme sur scène.

Il présente d’ailleurs son spectacle comme une série de portraits, de photos instantanées qu’il décrit à une vitesse folle. «C’est du stand-up, ça va vite! Tu n’es pas là pour penser à tes impôts! Il faut suivre! J’ai un déficit d’attention alors après 10 secondes, je passe à autre chose!»

Personne n’est à l’abri

Le décor du spectacle reprend l’imaginaire de l’affiche, où l’humoriste pose sous un parapluie. «Le parapluie, c’est parce que personne n’est à l’abri. Et j’aime le côté vintage du gars en suit

Et si personne n’est à l’abri, c’est que l’humoriste haït tout le monde. «C’est un show rassembleur; on aime haïr le monde ensemble! Mais attention, je ris des choses qu’on choisit, pas qu’on subit. Tu as le droit de faire ce que tu veux, mais j’ai le droit de te juger.»

Celui qui a gagné l’édition 2010 de l’émission En route vers mon premier gala se défend bien d’être misanthrope. «Je fais partie intégrante de la société, mais je ne la comprends pas. Je complexifie les choses simples, naturelles. Je présente ma façon de percevoir la vie.»

La saison des récoltes

À l’instar d’un acteur qui se plait à rejouer le même rôle au théâtre, l’humoriste apprécie être en spectacle soir après soir, d’autant plus que la réaction de chaque public est unique. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre de nombreux projets en parallèle, comme le ComédiHa! à Québec ou les galas Juste pour Rire.

«Dans un gala, on chercher à convaincre. Dans un one man show on cherche à rassurer, à dire aux spectateurs qu’ils ont choisi le bon spectacle. Il faut un équilibre; ce sont deux exercices complémentaires.»

L’été est d’ailleurs une période très occupée en humour, qu’Olivier Martineau compare à la saison des récoltes pour les agriculteurs. «On récolte ce pour quoi on a travaillé tout l’hiver, alors on travaille énormément. Ma cuisine est le paradis des mouches à fruits et j’achète des t-shirts à 10$ parce que je n’ai pas le temps de faire le lavage et la vaisselle», décrit-il en riant.

Rens.: www.letoilebanquenationale.ca

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