Nouveau règlement d’urbanisme: pas d’ovni ni d’orange à Brossard !

Nouveau règlement d’urbanisme: pas d’ovni ni d’orange à Brossard !

L’Orange Julep, située sur le boul. Décarie, à Montréal, a la forme d’une immense orange de plus de 12 mètres de diamètre.

Crédit photo : Ville de Brossard

À Brossard, il est interdit de construire ou de transformer des bâtiments en forme d’être humain, d’animal, de fruit ou de légume, d’appareil ménager, d’ovni et bien d’autres. Le Brossard Éclair s’est entretenu avec le directeur de l’urbanisme de la Ville Éric Boutet pour comprendre pourquoi de tels règlements revampés ont été mis en place.

Brossard a récemment adopté son Plan d’urbanisme revampé. Parmi les changements apportés, on trouve l’ajout de formes de bâtiments prohibés.

Une maison avec une cheminée en forme de dragon a été construite le long de la route 155, à La Tuque.

Si ce règlement existait déjà dans le plan précédent, on y retrouve cette fois des spécifications plus précises qui interdisent notamment la construction d’un bâtiment en forme d’ovni, de contenant, d’appareil ménager, de meuble, de réservoir, de véhicule, de pyramide, de dôme, de cône ou d’arche. Il est aussi interdit de construite des bâtiments de forme cylindrique, demi-cylindrique, octogonale ou pentagonale. De plus, il n’est pas permis d’utiliser un objet ou un véhicule comme bâtiment principal.

Non aux pyramides et aux soucoupes volantes

Brossard n’est pas la seule Ville qui ne souhaite pas voir construire un bâtiment comme la célèbre Orange Julep de Montréal, la pyramide de l’entreprise AV&R à Saint-Bruno-de-Montarville ou la soucoupe volante du cinéma Colossus à Laval.

Le directeur de l’urbanisme Éric Boutet explique que «de nombreuses villes ont des dispositions semblables». Effectivement, Saint-Lambert, Beloeil, Longueuil, La Prairie, Saint-Jean-sur-Richelieu et plusieurs autres villes de la province ont un règlement interdisant certaines constructions ou transformations.

«Si ces règlements existent, c’est parce qu’il y a des cas vécus, explique Éric Boutet. Les règlements sont là pour les 10% à 15% de construction ou de transformation que nous ne souhaitons pas avoir sur notre territoire.»

Des demandes rares

Éric Boutet admet qu’il est plutôt rare de recevoir une demande de permis pour la construction d’un bâtiment de forme inusité, toutefois «ceux qu’on retrouve le plus souvent, ce sont les hangars en tôle ondulée souvent utilisées dans les zones industrielles», notamment ceux en forme de demi-cylindre.

«Ce n’est pas une image que nous souhaitons projeter de notre parc d’affaires, explique-t-il. Nous souhaitons avoir des bâtiments industriels ou commerciaux lourds avec une meilleure facture architecturale.»

 

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