Lumières sur la poésie de Plume

Lumières sur la poésie de Plume

Plume Latraverse a composé 25 chansons au cours des trois dernières années et en offre quelques-unes sur scène.

Après avoir attrapé une «festivalite aigüe» et s’être épivardé en chantant le «rock’n’roll», Plume Latraverse entame un retour aux sources avec Récidives, un spectacle à dimension humaine digne des boîtes à chansons, là où le chanteur s’est fait connaître il y a plus d’une quarantaine d’années.

Accompagné de Jean-Claude Marsan à la guitare et de Grégoire Morency à la contrebasse, il offrira ses Récidives au Club DIX30 le 25 mars.

En entrevue au lendemain des élections fédérales, Plume s’avouait épuisé. Non pas de sa soirée électorale, mais bien des quatre spectacles qu’il avait enfilés à la Place des Arts.

«Ça magane, ça rentre dans le corps», lâche-t-il. Mais la tournée permet le bougonnage, selon ses dires, et le bougonnage est un «signe de jeunesse et de démocratie».

La réception du public lors de ces soirs de première semble avoir été excellente, à en juger par les critiques et le principal intéressé. «La réaction est exactement là où je l’avais placée. Tant qu’à faire des spectacles de cette teneur, il faut que ça se passe comme ça», résume Plume.

C’est donc dire que son public — sans grande surprise — a bien voulu le suivre dans cette proposition où il enfile ses textes poétiques finement fignolés, en se «foutant carrément de tous les hits que j’ai pu faire dans ma carrière».

Il ne renie aucunement Bobépine, ni ce personnage de scène qui lui a servi, et qui n’est jamais bien loin.

Plume puise dans ses quelque 25 nouvelles chansons inédites, écrites au cours des trois dernières années, ainsi que dans son imposant répertoire dont les deux tiers, estime-t-il, n’a jamais été chanté sur scène.

Récidives a beau être à des milles des shows de boucanes, des effets spéciaux et des éclairages grandioses, livrer des chansons aux textes si denses exige beaucoup. «C’est assez ardu merci, c’est tout un exercice physique et mental.»

Alors inutile de chercher les bouteilles de bière sur scène ou encore de lui payer le cognac. «C’est un spectacle où on boit de l’eau. Il faut être tout là, avec toute sa tête. Après, on se permet la bière bien méritée de l’ouvrier.»

«Diriger ma barque»

Plume s’est rapidement taillé une place dans le monde de la chanson au Québec, et ce, bien que celui affectueusement baptisé «Oncle Plu-Plu» par sa famille de musiciens n’ait jamais embarqué dans le moule de l’industrie et des courants éphémères.
«J’ai toujours dirigé ma barque et j’en ai vu des translatlantiques passer», image-t-il.

Si ses tout premiers albums remontent à l’époque des vinyles, un éventuel album Récidives sortirait uniquement en CD. «Le vinyle peut bien revenir, je ne donne pas dans les modes.»

Mais ses fans devront encore patienter, parce que la sortie d’un album, il n’est pas «ben énervé avec ça».

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