L’or pour Maxime Carrier aux Championnats du monde de bateau dragon

L’or pour Maxime Carrier aux Championnats du monde de bateau dragon

Assis au dernier rang dans le bateau dragon de 20 rameurs

Le Brossardois Maxime Carrier, 23 ans, s’est hissé au sommet de l’équipe canadienne de bateau-dragon à peine quatre ans après avoir été initié à ce sport par des amis du Collège André-Grasset, à Montréal. Avec son équipe, il a remporté la semaine dernière quatre médailles d’or en en quatre épreuves de la catégorie open – la plus relevée de son groupe d’âge – aux 12e Championnats du monde de bateau dragon, à Welland, en Ontario.

Son équipage de 20 rameurs, ainsi qu’un barreur à l’arrière du bateau et un appeleur à l’avant, a débuté la compétition en plein conte de fée, établissant un top 5 mondial toutes catégories avec un temps de 8min 10,52s, devançant les États-Unis de 30 secondes.

«À cause des restrictions budgétaires de certains pays et parce qu’il est plus difficile de former une équipe U24 ouverte, nous n’étions que deux pays dans notre catégorie alors que dans d’autres, il pouvait y en avoir jusqu’à dix, explique Maxime. Mais nous étions quand même contre les Américains et notre chrono était comparable à ceux des meilleurs athlètes du premier ouvert, gagné par le Canada en 7min 55,406s devant 8 autres pays. Ça nous a permis de nous situer parmi l’élite mondiale.»

Constants jusqu’à la fin

La suite de la compétition a été tout aussi prolifique avec l’or au 1000 mètres, l’or au 200 mètres grâce à trois victoires en trois courses et l’or au 500 mètres. Ce quadruplé a couronné un parcours exceptionnel pour Maxime, qui s’entraîne au bassin olympique de Montréal.

«Après avoir découvert le bateau dragon en 2011-12, mes amis et moi avons décidé de nous entraîner et de faire la compétition élite. Nous avons terminé 3e aux Championnats canadiens de 2013 en Colombie-Britannique et 3e à Welland en 2014. On nous a encouragés à tenter notre chance sur l’équipe canadienne en prévision des Mondiaux de cet été.»

Passionné de baseball et de hockey, Maxime a réussi haut la main une série de tests physiques et techniques pour se retrouver sur l’équipe canadienne avec une autre Brossardoise, Janice Laikwan, qui évolue en U24 chez les femmes et en compétition mixte.

Esprit d’équipe et endurance

Les épreuves de bateau dragon doivent respecter les traditions de la Chine ancienne. «Nos temps ne peuvent être comparés avec des embarcations modernes comme l’aviron, précise Maxime. Nos bateaux respectent la tradition; ils sont plus lourds, avec des sculptures symboliques, comptent plus de rameurs (10 à 20) et la mesure donnée par l’appeleur se fait par tambour. Un appel par cri ou par sifflet amène une sanction de cinq secondes.»

Maxime préfère de loin le bateau dragon à l’aviron. «Nous sommes plus d’athlètes d’origines et d’habilités variées. C’est un vrai sport d’équipe, avec beaucoup d’interactions sportives ou sociales. Ça m’inspire.»

Assis au dernier rang sur le bateau, Maxime a un rôle difficile. «Question de flottaison, les athlètes les plus légers sont assis à l’avant du bateau et les plus forts sont au milieu, où la force est primordiale. Les athlètes les plus endurants, eux, sont à l’arrière. Quand le barreur constate que le bateau dévie de sa trajectoire et doit être rapidement ramené, ce sont les athlètes de derrière qui s’ajustent et qui endurent la fatigue musculaire.»

Ses résultats à Welland changent déjà la donne pour la suite des choses. «Je suis vraiment encouragé par nos performances. Je viserai une place sur l’équipe canadienne dans d’autres catégories dès l’an prochain, en vue de faire une première compétition internationale à l’extérieur du pays.»

Il entend aussi aider d’autres athlètes locaux à graduer dans ce sport encore peu connu, dont la fille de son ancienne enseignante de 2e année à l’école primaire Marie-Victorin, Claire Milo. C’est elle qui a fait connaître son histoire au Brossard Éclair. Voilà un beau retour d’ascenseur pour une de celles qui l’a aidé à mordre dans la vie!

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