Les critiques seraient contraires à la Charte des droits, selon un avis juridique

Les critiques seraient contraires à la Charte des droits, selon un avis juridique

Paul Leduc a dû se défendre de favoriser son beau-fils et d'avoir laissé sa conjointe magasiner des meubles pour son bureau à l'hôtel de ville.

S’appuyant sur un avis juridique de Me Joël Mercier, le maire de Brossard affirme que les diverses accusations qui fusent contre lui et son beau-fils, Alexandre Plante, ne tiennent pas compte de la Charte canadienne des droits et libertés. Il nie toute forme de favoritisme envers le conseiller municipal.

«Les différentes nominations de M. Plante tiennent compte de ses intérêts et des responsabilités qui lui ont été octroyées par les autorités compétentes. Le fait qu’une seule et même personne représente ville dans ces dossiers est non seulement logique, c’est un gage d’efficacité», a-t-il soutenu, citant un avis juridique de Me Joël Mercier.

Le maire a fait ces commentaires à l’ouverture de la séance publique du conseil municipal, le 19 avril. Quelques minutes plus tard, il faisait face à un barrage de questions de la part de citoyens mécontents.

«Je doute que M. Plante ait la concentration, l’expérience et le temps pour s’occuper de toutes ces tâches. On ne pourrait pas les redistribuer en fonction des compétences des autres élus?», a demandé un citoyen.

«La distribution des comités n’est pas équitable. Il risque d’y avoir une influence inégale entre les citoyens d’un district par rapport à un autre. Que compte faire le conseil de ville pour rétablir réputation enviable et saine gestion à la Ville de Brossard?», a ajouté Christian Gaudette, candidat défait de Renouveau Brossard lors d’une élection partielle dans le district 1, sous les applaudissements de la salle.

M. Leduc a dû rappeler la salle à l’ordre à plusieurs reprises pour faire cesser les cris, les interruptions et les rires tout au long de la période de questions.

Rappelons que le salaire et les avantages fiscaux accordés à Alexandre Plante en vertu de sa participation à divers comités s’élèvent à plus de 99 000$, soit le double de ses collègues du conseil municipal. L’élu siège notamment sur le comité des priorités de la Ville, le comité d’urbanisme de la Ville, la commission d’aménagement et d’environnement de l’Agglomération de Longueuil, le conseil d’administration du Réseau de transport de Longueuil et la Communauté métropolitaine de Montréal.

Le maire Leduc a également essuyé des critiques concernant l’achat de meubles pour son bureau, un achat qui aurait été négocié par sa conjointe alors que celle-ci tentait d’obtenir un poste de représentante pour la compagnie manufacturière.

Un des citoyens présents a toutefois choisi d’apostropher, non pas M. Leduc, mais plutôt les conseillers municipaux qui siégeaient lors du passage à la mairie de Jean-Marc Pelletier. Ceux-ci auraient fait connaître leur mécontentement lorsque M. Pelletier a acheté une cafetière très dispendieuse aux frais de la Ville, mais n’ont émis aucun commentaire sur l’ameublement du bureau du maire.

«Pourquoi sont-ils si complaisants concernant l’achat de meubles par l’épouse du maire? M. Leduc, laissez donc les conseillers qui étaient sur place répondre à nos questions», a-t-il lancé.

Le maire n’a pas commenté cette affaire, ayant été informé par le journal qu’une plainte à ce sujet avait été déposée à la Commission municipale du Québec.

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