Les commissions scolaires anglophones se sentent sacrifiées

Le milieu de l’éducation n’est pas épargné par l’austérité qu’impose le gouvernement du Québec. Le couperet est tombé sur les commissions scolaires, le 14 avril, alors que le ministre de l’Éducation, François Blais, a annoncé son intention de restructurer leurs directions, en éliminant les élections. Toutefois, les commissions scolaires anglophones n’ont pas dit leur dernier mot.

L’argument premier du ministre est le faible taux de participation aux dernières élections scolaires, qui se situait à 4,86% pour les commissions scolaires francophones.

Le président de la commission scolaire Riverside (CSR), Dan Lamoureux, rappelle que pour les structures anglophones, le taux de participation aux dernières élections scolaires était de 17,26%. M. Lamoureux affirme qu’il est possible d’augmenter le taux de participation et que l’argument du ministre est faible.

Les commissions scolaires anglophones sont protégées par la Constitution canadienne et Dan Lamoureux est d’avis que les anglophones ont besoin de cette protection pour assurer le respect des droits des minorités.

Le président de l’Association des commissions scolaires anglophones, David D’Aoust, se dit prêt à défendre les intérêts de l’enseignement en anglais jusqu’en Cour suprême, si le ministre persiste dans cette voie.

Consulter avant d’agir

Pour le président de la CSR, le droit de vote des citoyens pour choisir leur commissaire est très important. «Ça nous permet de connaître les besoins de nos électeurs. Le lien avec notre communauté nous est cher.»

Les commissions scolaires anglophones devraient rencontrer pour la première fois François Blais, vendredi. «Ça fait plus de sept semaines qu’il est en poste et nous n’avons pas encore eu la chance de lui parler. Nous sommes vraiment surpris de sa décision d’abolir les élections scolaire et qu’en plus, il en parle aux médias avant même de nous consulter. On aimerait mieux qu’il réponde à nos questions avant d’agir.»

M. Lamoureux espère avoir la chance de s’asseoir avec le ministre avant qu’une décision sans appel ne soit prise. «J’ai l’impression que c’est une idée qui vient uniquement du ministre. On a rien entendu du côté des autres libéraux à ce sujet. A-t-il pris une décision avant même de parler avec ses collègues? Je ne sais pas.»

La présidente de la commission scolaire Marie-Victorin, Carole Lavallée, n’a pas encore émis de commentaire au sujet de l’abolition des élections scolaire, malgré la demande du Courrier du Sud.

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