Les chiens de Karim Jean-Gilles avaient déjà attaqué

Les chiens de Karim Jean-Gilles avaient déjà attaqué

Le bullmastiff de Karim Jean-Gilles

Karim Jean-Gilles n’en était pas à ses premiers démêlés avec ses voisins concernant ses deux chiens lorsque les bêtes ont sauvagement attaqué la petite Vanessa Biron en septembre 2015. Ses chiens avaient déjà agressé la chienne d’un autre résident du secteur.

Neil Alexander a témoigné aujourd’hui, dans le cadre de l’enquête préliminaire de Jean-Gilles, qui fait face à une accusation de négligence criminelle pour l’événement du 20 septembre 2015. Ce jour-là, au parc Marquise, ses deux chiens ont pris en proie la fillette de 8 ans, qui conserve toujours aujourd’hui d’importantes séquelles de l’attaque.

Selon M. Alexander, son animal de compagnie avait été victime des chiens de Jean-Gilles quatre mois plus tôt.

«Je suis sorti promener ma chienne vers 16h, a-t-il témoigné. Lorsque je suis passé devant la maison de l’accusé, sur la rue Marquise, deux chiens ont attaqué la mienne par derrière. Ils étaient libres, sans collet. Ils avaient épinglé ma chienne au sol et lui mordaient la tête.»

Selon le témoin, c’est le bullmastiff de Jean-Gilles qui a attaqué en premier et le pitbull a suivi.

Lors de l’attaque sur la petite Vanessa, c’est plutôt le pitbull qui aurait mené la charge. Il a d’ailleurs été euthanasié quelques jours plus tard.

M. Alexander affirme que Jean-Gilles est venu chercher son bullmastiff de force.

«Je lui ai dit "tu sais que tu n’es pas sensé laisser tes chiens sans laisse et sans clôture?" Il m’a envoyé chier et m’a dit de m’occuper de mes affaires», a raconté le témoin.

Selon M. Alexander, sa chienne a eu d’importantes blessures à la tête et au visage. Il se serait retrouvé avec une facture de plusieurs centaines de dollars du vétérinaire.

«Je suis allé le voir pour lui dire ça. Je croyais qu’il offrirait au moins de payer une partie de la facture. Mais c’était clair qu’il ne voulait rien savoir.»

Karim Jean-Gilles a reçu des constats d’infraction pour cet événement.

À la suite de l’événement du 20 septembre 2015, plusieurs voisins ont indiqué au Brossard Éclair et à d’autres médias que Karim Jean-Gilles laissait souvent ses chiens en liberté. Certains d’entre eux auraient également été frappés par leur maître.

Rappelons que Jean-Gilles est connu pour sa violence envers les policiers. En janvier dernier, il avait notamment assommé un sergent-détective venu l’arrêté pour avoir frappé un huissier qui voulait lui donner une sommation à comparaître dans le présent dossier.

L’accusé a été cité à procès à la suite des témoignages entendus aujourd’hui. Les parties seront de retour en cour le 25 mai.

Commenter cet article

avatar