Le gouvernement acceptera davantage de demandes de parrainage de parents et grands-parents

Le gouvernement acceptera davantage de demandes de parrainage de parents et grands-parents

Alexandra Mendès

Crédit photo : Ali Dostie - Brossard Éclair

SOCIÉTÉ. Le processus de réception des demandes de parrainage de parents et grands-parents du ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de Citoyenneté Canada (IRCC) sera simplifié. En 2019, jusqu’à 20 000 demandes seront acceptées, soit 3000 de plus que le plafond de 2018.

La demande pour le Programme des parents et des grands-parents (PGP)  demeure toujours élevée et au fil des ans, le gouvernement est parvenu à réduire le nombre de dossiers en attente de traitement qui atteignait 167 000 en 2011, à environ 26 000 en juin dernier. Un contexte qui permet de traiter davantage de demandes. En 2014, le nombre maximal était fixé à 5000.

«Beaucoup de ressources ont été ajoutées, ç’a beaucoup aidé. Des réunifications de conjoints en 12 mois, ça se fait. J’ai même vu en 4 ou 5 mois», a exposé la députée de Brossard–Saint-Lambert Alexandra Mendès, lors d’une conférence à la Maison de la Rive-Sud (MIRS), le 22 août.

La députée a fait cette annonce au nom du ministre de l’Immigration, des Réfugiées et de la Citoyenneté Ahmed Hussen.

Cette année, IRCC a envoyé une deuxième ronde d’invitations à des répondants éventuels qui avaient rempli le formulaire d’Intérêt pour le parrainage. Ces personnes auront jusqu’au 5 octobre pour envoyer une demande complète.

Comme chaque année, le formulaire «Intérêt pour le parrainage» sera mis en ligne au début de l’an. Toutefois, ce ne sera plus une sélection aléatoire qui déterminera qui pourra présenter une demande complète. La logique du «Premier arrivé, premier servi» s’appliquera dorénavant, jusqu’à l’atteinte du plafond annuel.

«C’est la fin de la loterie, a illustré la députée. Cela permet de rationnaliser l’accès au programme.»

«Cette annonce est très significative pour les familles de Brossard–Saint-Lambert, a poursuivi la député. Ayant œuvré dans le domaine de l’immigration pendant 20 ans, je connais bien les difficultés émotives que peuvent vivre les familles issues de l’immigration et qui souhaitent la réunification de leur noyau familial.»

Meilleure intégration

Alexandra Mendès a rappelé que la réunification familiale aide les nouveaux arrivants à mieux s’intégrer au Canada, alors que les parents et grands-parents peuvent aider en prenant soin des enfants, par exemple, ce qui permet d’occuper un emploi ou de faire des études plus facilement.

«Les études démontrent que c’est plus facile pour ceux qui peuvent être réunis, qui bénéficient d’un soutien émotionnel et financer», soulève-t-elle.

Alexandra Mendès a de plus relevé que cette annonce profite non seulement aux nouveaux arrivants, mais également aux citoyens canadiens qui souhaiteraient accueillir des parents de l’étranger.

Faire plus

Le directeur de la Maison internationale de la Rive-Sud Noureddine Belhocine a accueilli favorablement cette annonce qui rappelle le caractère fondamental de la réunification familiale.

Il a toutefois soutenu qu’il était à même de constater à la MIRS que ces personnes et aînés étaient parfois «livrés à eux-mêmes», certains ne parlant pas le français ou l’anglais ou ne pouvant travailler.

Bien que l’intégration des immigrants soit de juridiction provinciale, il estime que le gouvernement canadien pourrait faire davantage en ce sens, suggérant que le fédéral réfléchisse à un programme ciblant cette clientèle en particulier.

Mme Mendès s’est montrée sensible à ses arguments, faisant valoir qu’elle a déjà porté ces demandes au sein du gouvernement. «Je vais continuer de porter ce message. À Brossard, très particulièrement, nous le vivons, nous voyons [cette réalité].»

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