Le CrossFit, un sport en pleine croissance

Le CrossFit, un sport en pleine croissance

Les adeptes de CrossFit s'entraînent dans des locaux industriels

ENTRAINEMENT. Quelle est la femme la plus en forme au monde? Pour plusieurs, c’est Camille Leblanc-Bazinet, 26 ans, de Richelieu, couronnée championne du monde au CrossFit Games, en 2014. Vivant au Colorado, elle s’est aussi entraîné au CrossFit Brossard, maintenant situé à Saint-Philippe de La Prairie et propriété de ses sœurs Rachel et Claude et de son frère Alexis.

«Le CrossFit gagnait déjà en popularité au Québec, mais les exploits de Camille ont fait faire un pas de géant à notre sport, estime Rachel Leblanc-Bazinet. Les gens ont noté sa grande forme et de tels accomplissements ont toujours un effet sur les gens en général.»

S’adapter et éviter la routine

Sport à la mode pour un temps ou sport qui est là pour rester? «Il restera, assure l’entraîneur à l’Usine CrossFit Taschereau, Marc-André Ranger. Le CrossFit a déjà 30 ans. Il a débuté dans les années 80 en Californie et persiste pour trois raisons. D’abord, il développe le corps sous toutes ses facettes, sans spécialité précise. Ensuite, il évolue et s’adapte continuellement à la vie moderne et au développement des techniques d’entraînement. Enfin et surtout, les séances de CrossFit évitent la routine à tout prix. Aucune séance n’est pareille à une autre. On passe de parties du corps à d’autres, d’un exercice de force à un de vitesse, d’un engin d’entraînement à l’autre, parfois à l’intérieur, parfois dehors. Même les compétitions internationales reflètent cette réalité. Nous recevons la liste des tâches à accomplir seulement deux ou trois semaines avant la compétition. Ça oblige tout le monde à miser sur la forme générale par des répétitions d’un même geste.»

«Au début, les gens pensaient qu’il était réservé à l’élite, ajouter Ranger, et nous devons encore combattre cette image. Mais il y en a pour tous les âges, pour tous les niveaux de forme et pour tous les objectifs, souligne celui qui a récemment formé un groupe pour femmes inexpérimentées. Quand on parle de sport qui s’adapte, c’est aussi vrai pour les athlètes et leurs besoins.»

S’entraîner dans un parc industriel

Il est inusité de s’entraîner dans des locaux bétonnés de parc industriel, comme dans le local de la rue Ignace, face au boul. Taschereau. «Le genre d’activités qui s’y déroulent serait mal servi par des salles d’entraînements commerciales traditionnelles. Nous faisons beaucoup de bruit, des pièces d’équipement de plus de 100 kg fracassent le sol et rebondissent, nécessitant des planchers et des murs de béton pouvant absorber les vibrations. Si nous décidons d’aller courir ou sprinter dehors, nous évitons de le faire dans la circulation automobile. Enfin, les coûts de location inférieurs à ceux des centres commerciaux sont un aspect non négligeable», explique Ranger.

L’Usine CrossFit Taschereau surprend à sa 1re compétition internationale

 

CROSSFIT. Trois femmes et autant d’hommes ont fait honneur à l’Usine CrossFit Taschereau de Brossard où ilSpratiquent leur sport favori, en croissance soutenue depuis quelques années.

Nicolas Leblanc, Marc-André Ranger, Antony Pellerin, Manuel Soucy, Annie Beaudet, Lisa Kham, Manon Arsenault et Sonia Hurtubise ont dépassé les attentes en terminant 10es sur 30 équipes qualifiées aux Championnats régionaux de l’Est au Connecticut, après avoir aidé leur équipe à terminer parmi les 15 meilleures équipes de l’Est du Canada lors de tests homologués.

Les Brossardois ont donc terminé à cinq rangs du top 5, qualifiant 5 équipes pour les CrossFit Games après seulement 18 mois d’existence et une première expérience en compétition internationale.

En forme, les membres de cette équipe? Assurément. Pendant trois jours, que ce soit en solo, en duo mixte ou en simultané, ils ont participé à sept étapes où ils ont multiplié les épreuves de vitesse, de course, d’endurance, de gymnastique, de flexibilité, de force et de puissance.

 

Des épreuves hors de l’ordinaire

Marcher sur les mains sur plus de 30 mètres, faire de longues séries d’extensions de bras, le corps à la verticale et la tête en bas, multiplier les squats, les levées de corps par-dessus des barres ou sur des anneaux, lever de lourdes charge, lancer des ballons de basketball de 9 kg à répétition, les athlètes en ont sué un coup.

Lors des trois premières épreuves, surtout axées sur l’endurance et la vitesse, l’équipe de Brossard a ont brillé, terminant 4e, 6e et 2e. La suite a été plus ardue avec des exercices de puissance, de force et de gymnastique plus techniques et des résultats dans le deuxième tiers du classement.

L’expérience laisse présager de belles choses pense Marc-André Ranger, participant et propriétaire de l’Usine CrosFit Taschereau. «Nous sommes très satisfaits de notre 10e place. Nous allions un peu vers l’inconnu avec cette première participation et les résultats ont dépassé nos attentes. Nous nous préparions depuis un an et l’équipe se rencontrait au complet à tous les samedis. Comme nous sommes une équipe jeune, les lacunes individuelles de chacun ont ressorti lors des deux dernières journées de compétition. Nos athlètes ont fait des constats et ont déjà commencé à devenir plus complets. Nous visons un top 5 dès l’an prochain», analyse Ranger.

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