Le Club radio amateur Rive-Sud, tourné vers l’avenir

Le Club radio amateur Rive-Sud, tourné vers l’avenir

Le secrétaire du Club radio amateur Rive-Sud de Montréal

Les administrateurs du Club radio amateur Rive-Sud de Montréal travaillent fort à assurer la pérennité de l’organisme brossardois. Nouveaux locaux, équipements plus modernes et présence sur les médias sociaux: le club fêtera en septembre son 30e anniversaire de création, les deux pieds dans la modernité.

La radio amateur existe au Canada depuis la création de la radio, soit au début du 20e siècle. Si certains radioamateurs privilégient le code morse dans leurs communications, d’autres vont plutôt utiliser la voix et même l’ordinateur pour transmettre leurs données. L’idée est d’utiliser les ondes radios pour communiquer avec d’autres radioamateurs au pays et même partout dans le monde grâce à l’utilisation de satellites.

Les passionnés de radio amateur s’en servent pour différentes raisons: certains l’utilisent pour partager leur passion avec d’autres adeptes; d’autres en sont friands pour le défi technologique et électronique; alors que certains s’y intéressent afin de participer à différents concours.

Fondé en 1985, le Club a pour but de promouvoir et développer la radio amateur, ainsi que de fournir aux membres des moyens d’échanger des trucs et de l’équipement.

Passer à l’ère numérique

Constatant une baisse du nombre de ses membres, de près de 200 dans les années 90 à seulement 70 aujourd’hui, en raison surtout de l’arrivée des téléphones cellulaires, le club intègrera bientôt des locaux plus modernes, dans le nouveau Centre communautaire Nathalie-Croteau.

«Nous aurons une prise de 220 volts pour être éventuellement capables de brancher un amplificateur linéaire qui nous permettra d’émettre à la puissance maximale, soit 1 KW, explique un des membres fondateurs et secrétaire du club, Pierre Goyette. Et on est en négociations avec les services techniques de la Ville pour l’installation d’antennes sur le toit.»

L’organisme a aussi récemment fait l’acquisition d’une répétitrice dernier cri qui sert à recevoir et retransmettre des signaux ou données avec une plus grande portée, grâce à une antenne installée sur le toit de l’hôpital Pierre-Boucher. Ce nouveau modèle permettra notamment de recevoir et d’émettre des signaux à la fois numériques et analogiques, ce que ne permettaient pas de faire les anciens modèles. 

Depuis peu, le club est aussi présent sur Facebook et Twitter, une étape importante, selon M. Goyette, pour assurer sa visibilité chez les plus jeunes.

Toujours utile en période de crise

Malgré l’arrivée d’internet et des téléphones intelligents, le secrétaire du club souligne l’importance de la radio amateur, surtout en situation d’urgence. Lors de la crise du verglas, en 1998, le club avait été très actif alors que les lignes téléphoniques d’urgence étaient surchargées.

«Le club avait développé son propre système de communication autonome. Un lien avait entre autres été établi entre les hôpitaux Charles-Le Moyne et Pierre-Boucher, ainsi qu’avec les différents centres d’hébergement durant toute la durée de l’événement», raconte-t-il.

À la suite de la crise, le rapport Nicolet, qui découlait d’une commission chargée d’analyser les événements, avait d’ailleurs souligné l’importance de la radio amateur pour maintenir les liens entre tous les intervenants sur le terrain.

À chaque année depuis sa création, le club participe aussi à la patrouille de l’Halloween, en collaboration avec le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), pour rapporter de l’information aux autorités.

La principale activité de financement du club est la tenue du Hamfest, à Longueuil, le plus gros du genre au Québec, qui réunit des centaines de radioamateurs désirant vendre leur équipement et aussi passer des examens pour obtenir leur licence de radio amateur.

Radio amateur, quelques règles à respecter

Si l’expérience de la radio amateur est fascinante, les opérateurs sont soumis à des règles strictes d’utilisation, sous peine de la perte de leur licence d’utilisation.

– L’opérateur d’une station radio amateur doit en tout temps identifier la station en émettant l’indicatif d’appel attribué à celle-ci.

– Il ne doit pas utiliser de codes ou messages secrets.

– Les radiocommunications émises ne doivent pas comporter de musique, d’activités commerciales ou professionnelles.

– Les messages ne doivent pas comporter l’utilisation de sujets politiques et religieux.

– Le langage vulgaire est interdit sur les ondes de la radio amateur.

Source: Industrie Canada

Rens.: www.ve2clm.ca

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