La société chinoise Maple Armor s’installe à Brossard

La société chinoise Maple Armor s’installe à Brossard

La première pelletée de terre officielle pour la construction d’une usine de Maple Armor s’était tenue le 19 août 2014 à Saint-Bruno-de-Montarville.

INVESTISSEMENT. La société chinoise Maple Armor, spécialisée dans les systèmes d’alarme incendie, avait été bannie de Saint-Bruno au nom de la sécurité nationale. Elle s’installera plutôt à Brossard.

Maple Armor vient de se porter acquéreur d’un terrain d’une valeur de 2,6 M$ à Brossard. Le directeur des communications de la Ville, Alain Gauthier, confirme que la société chinoise a récemment acheté un terrain dans un secteur industriel, à l’angle de place de Java et du boul. du Quartier.

«Pour le moment, nous ne savons toutefois pas ce que l’entreprise va faire avec ce terrain. Elle n’a toujours pas demandé de permis.»

En janvier dernier, Industrie Canada avait interdit à Maple Armor de construire une usine de système d’alarme de 30 M$ à Saint-Bruno-de-Montarville en raison de sa proximité avec les installations de l’Agence spatiale canadienne, dans l’arr. de Saint-Hubert.

Les hauts dirigeants de l’entreprise, la vice-présidente Gelin Zhang et le président du conseil d’administration de la société-mère Beda Jade Bird, Zhendong Xu, le ministre de l’Économie, Jacques Daoust, le maire de Saint-Bruno, Martin Murray, et plusieurs députés de la région avaient pourtant inauguré en grande pompe le début des travaux le 19 août 2014, dans le parc industriel de Saint-Bruno.

Maple Armor négocie actuellement la revente de son terrain avec la Ville de Saint-Bruno.

1 M$ de Québec

L’usine de 130 000 pieds carrés que Maple Armor envisageait de construire à Saint-Bruno-de-Montarville prévoyait la création de 70 emplois et aurait été en opération dès cette année, si l’entreprise n’avait pas connu toutes ces difficultés.

Québec avait investi 1 M$ et consenti un prêt de 3 M$ à l’entreprise chinoise qui voulait produire pour le marché asiatique. Ce projet avait alors fait dire au ministre Jacques Daoust à l’époque: «Fini le made in China. On a maintenant une première entreprise chinoise qui va faire du made in Québec, pour la Chine».

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