La passion de Georges Brossard a commencé à la ferme

La passion de Georges Brossard a commencé à la ferme

Georges Brossard

Crédit photo : Archives - Le Brossard Éclair

Un texte de Martin Ménard – Collaboration spéciale de La Terre de chez nous

Le célèbre entomologiste Georges Brossard a été élevé dans une ferme et a possédé sa propre terre agricole pendant 40 ans. Il entretient un rapport amour-haine avec l’agriculture, comme il se plaît à le dire avec humour. C’est tout de même ce qui lui a fait découvrir le monde des insectes qui le passionne aujourd’hui,

«J’ai détesté la ferme! C’était devenu un enfer de faire les foins, de traire les vaches, d’aller les chercher, toujours à l’autre bout du champ évidemment, et de sortir le fumier de la grange, avoue-t-il. Ma pauvre mère ne supportait plus l’odeur dans sa maison. Maman a dit à mon père: Si tu m’aimes, vend les vaches!»

Alors, son père a vendu le troupeau laitier pour se lancer dans un élevage de dindes. «C’était pas mieux! Papa m’envoyait chercher les dindes qui s’enfuyaient chez le voisin. T’arrives pour attraper le maudit dindon, il saute sur le poteau. Tu le poursuis et il saute par-dessus le ruisseau! Et des dindons, c’est envahissant. Ils se promenaient partout sur le bord de la maison. Maman s’est tannée et a dit à mon père: Si tu m’aimes, vends les dindes!»

Responsable du miel

Mais le milieu agricole avait eu le temps de faire découvrir le monde des insectes au futur entomologiste. «J’étais responsable du miel à la ferme. Les abeilles me fascinaient. Les fourmis aussi», dit-il.

Cette passion pour les insectes a toutefois été mise en veilleuse pendant sa carrière de notaire exercée jusqu’à l’âge de 37 ans. «Je travaillais jour et nuit et j’ai fait une fortune, mentionne-t-il. Après avoir vendu mon bureau, j’ai voyagé.»

Il raconte avoir alors chassé les insectes dans une centaine de pays, fondé l’Insectarium de Montréal et quatre autres insectariums à travers le monde, dont un en Afrique du Sud. Il a animé des émissions de télévision sur les insectes et donne encore de nombreuses conférences sur le sujet.

Son père a fondé la Ville de Brossard

L’histoire de Georges Brossard est d’autant plus fascinante que son père Georges-Henri est le fondateur de la Ville de Brossard , qui compte maintenant 88 000 habitants.

«On restait à La Prairie et les rangs n’étaient pas entretenus. Papa en avait assez que le maire se foute des cultivateurs. Il a réuni tout le monde et a dit: Nous allons nous gérer nous-mêmes. Un contact au gouvernement Duplessis a passablement facilité les choses. C’est comme ça que Brossard est né», relate l’entomologiste, dont la ferme familiale était située en face de l’actuel Quartier DIX30.

GEORGES BROSSARD AIME…

Le parc national du Mont-Saint-Bruno

«J’habite moi-même dans ce parc. C’est magnifique, avec une multitude de mantes religieuses, de libellules, de millipèdes et d’insectes à découvrir. Il suffit de soulever le bois mort pour en observer plusieurs.»

330, rang des Vingt-Cinq Est, Saint-Bruno-de-Montarville, 450 653-7544, www.sepaq.com/pq/msb

La jetée de la Voie maritime du Saint-Laurent

«C’est un coin absolument incroyable, regorgeant d’une nature riche remplie d’oiseaux. Une vue imprenable sur Montréal, avec une piscine creusée à même le fleuve.»

1, promenade du Pont-Levant, Sainte-Catherine, 450 635-3011, www.recreoparc.org

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