La cohésion sociale et l’inclusion des immigrants

La cohésion sociale et l’inclusion des immigrants

L’inclusion d’une personne – d’un immigrant – dans la société lui donne généralement accès aux ressources de ladite société.

Dans l’énoncé de politique en matière d’immigration proposé dernièrement, le gouvernement fait référence à un aspect du rôle de l’État dans la gouvernance, la cohésion sociale. Il affirme que le Québec aspire à une plus grande cohésion sociale par la participation de chacune et chacun à la vie collective. Cela nous renvoie directement au concept d’inclusion et à l’accès aux ressources de la société.

En effet, l’inclusion d’une personne – d’un immigrant – dans la société lui donne généralement accès aux ressources de ladite société. C’est cette accession qui préserve la cohésion sociale. Elle dépend de la capacité de la société, notamment de l’État et de ses institutions, à mettre à la disposition des immigrants les ressources dont la société dispose. Le contraire entraine l’exclusion.

Les récents événements violents dans le monde liés au mouvement des populations et à la revendication de groupes minoritaires quant à la place qui leur est accordée ont amené le gouvernement du Québec à saisir la problématique de l’immigration dans la perspective de la cohésion sociale. L’intention du gouvernement est claire.

Elle ressort en toute lettre dans la vision de l’Énoncé de politique. «Le Québec, une société francophone, inclusive et fière de sa diversité, qui aspire à une plus grande cohésion sociale par la participation de chacune et chacun à la vie collective et qui conçoit l’immigration comme une richesse essentielle à son développement.»

En assurant la cohésion sociale, l’État et ses institutions permettent à la société de progresser. Or plus, ils incitent les citoyens à participer à la hauteur de leurs compétences, plus la société progresse et s’enrichit.

L’utilisation du concept de cohésion sociale est extrêmement importante dans le texte de l’Énoncé de politique. Il réfère à un enjeu de société. Pourtant, ce concept est introduit pour la première fois de façon explicite dans l’énoncé de politique en matière d’immigration. Il va de soi, la cohésion sociale n’est pas simple. Elle se renforce notamment par une intégration réussie et par une ouverture de la société d’accueil à l’autre. Cela se traduit par une reconnaissance et un respect des compétences, par une insertion en emploi, par l’apprentissage de la langue commune, par une amélioration de la qualité de vie, etc.

La cohésion sociale se renforce aussi avec l’éducation civique ou l’éducation à la citoyenneté, par le dialogue, l’ouverture et la participation pleine et entière des personnes immigrantes à la société québécoise en tant que citoyen.

En bout de ligne, la cohésion sociale résulte dans le sentiment d’avoir sa place et de pouvoir prendre sa place. C’est là tout le sens qu’il faut donner – et que le gouvernement veut donner – à ce concept dans le contexte du présent Énoncé de politique. Il espère que son adoption agira comme renforcement à la participation de tous au développement économique, social et culturel du Québec.

François Vaillancourt

Agent de développement à la Maison Internationale de la Rive-Sud

 

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