Jules Langlois s’aligne avec un des meilleurs club de la Liga

Jules Langlois s’aligne avec un des meilleurs club  de la Liga

Jules Langlois s'aligne présentement avec le club jeunesse du Malaga CF.

SOCCER. Après avoir joué avec les équipes des Associations de soccer de Brossard et Saint-Bruno-de-Montarville, Jules Langlois s’alignera plutôt cette saison avec un club jeunesse du Malaga CF, une équipe évoluant dans le Championnat d’Espagne.

Âgé de seulement huit ans, il était impensable de laisser partir Jules tout seul sur un autre continent. Alors maman, papa, Jules et sa sœur aînée, qui joue aussi au soccer, ont tous plié bagage vers le sud de l’Espagne.

«Cette année, tout tombait en place pour donner une chance à Jules de jouer avec les meilleurs de son âge, explique d’abord le père de Jules, Pierre Langlois. Ma femme a pu prendre un congé sabbatique et comme je suis consultant indépendant, ça me permet de faire l’aller-retour au gré de mes contrats.»

Tout a commencé quand Jules a participé l’an dernier à un camp de perfectionnement du FC Barcelone qui se tenait à Brossard. Il a énormément impressionné, au point où il a reçu une invitation pour se rendre en Catalogne. Toutefois, comme les coûts associés à l’invitation du club étaient astronomiques, la famille Langlois a choisi contacter d’autres clubs de la Liga. Jules et sa famille ont finalement opté pour le réseau jeunesse du Malaga CF, qui se trouve dans le top 5 des meilleures écoles de soccer de l’Espagne.

«Ça n’a rien à voir avec ici! Là-bas, le soccer est vraiment une industrie extrêmement lucrative, raconte M. Langlois. De plus en plus, les équipes de soccer de l’Espagne, comme le FC Barcelone, viennent au Québec et au Canada voir les jeunes jouer parce qu’ils veulent aller chercher les meilleurs joueurs un peu partout dans le monde.»

Attaquant redoutable

Jules pratique le soccer depuis l’âge de quatre ans son père a rapidement remarqué que son garçon se démarquait des autres joueurs de son âge, et ce, dès ses premiers pas sur les terrains gazonnés.

«Dès le début, nous voyions qu’il était bon, mais c’est surtout parce qu’il était beaucoup plus concentré que les autres. Toutefois, plus le temps avançait et plus il marquait des buts. Je me souviens que les parents venaient nous voir pour nous dire que Jules était très bon. Il pouvait marquer 4 à 5 buts par match!»

Si le FC Barcelone et le Malaga CF se sont intéressés à Jules Langlois, ce n’est pas par hasard. Le petit attaquant a un jeu de pied inestimable pour déjouer l’adversaire et réussi à lire le jeu de manière à toujours être bien placé pour recevoir une passe.

Style de jeu collectif

En Espagne depuis le mois d’août, Jules s’est d’abord aligné avec un club local avant d’entamer l’année scolaire, où il s’entraînait plusieurs fois par semaine. Depuis quelques semaines déjà, il pratique et joue des matchs avec le Malaga CF.

«Il prend de plus en plus d’assurance sur le terrain. Au départ, il n’était pas habitué puisqu’ici les jeunes de 8 ans jouent sur des terrains pour les joueurs de 10 à 12 ans au Québec, précise M. Langlois. Le style de jeu est complètement différent et est beaucoup plus axé sur le collectif et la passe. C’est vraiment une formule différente du Québec qui va lui permettre d’évoluer énormément.»

Durant ses temps libres, Jules s’amuse bien entendu à jouer au soccer avec ses nouveaux amis espagnols, avec lesquels il tente d’apprendre une nouvelle langue. Comme certains réussissent à «baragouiner» quelques mots de français, tout comme son entraîneur, Jules doit tout de même faire des cours privés pour réussir à surmonter la barrière de la langue.

«Pour l’instant, nous faisons l’école à la maison. Nous n’écartons pas l’idée de les inscrire à l’école publique dans quelques mois», conclut-il.

 Jules et sa famille devraient être de retour au Québec en juin prochain lorsque la saison du Malaga CF sera terminée. Son père n’a pas encore réfléchi avec quelle équipe il jouera, mais parions que plusieurs se l’arracheront.

Peu d’équipes féminines 

Il semble que le soccer soit une passion familiale chez les Langlois puisqu’en plus de Jules, sa sœur aînée Dominique est aussi une joueuse redoutable. Si son père lui avait promis de lui trouver une équipe féminine avec qui s’entraîner, cette promesse s’est avérée plutôt difficile à réaliser lorsque M. Langlois a constaté que le soccer féminin était beaucoup moins présent en Espagne qu’au Québec.

«Étonnamment, le soccer féminin est vraiment moins développé en Espagne, explique M. Langlois. Nous avons réussi à lui trouver une équipe masculine avec qui elle peut s’entraîner, mais elle doit faire sa place. Ce n’est pas facile!»

 

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