« J’ai réussi l’épreuve la plus difficile de ma vie! » – Bernard Albert

« J’ai réussi l’épreuve la plus difficile de ma vie! » – Bernard Albert

Bernard Albert s’entraîne plus de 10 heures par semaine.

Crédit photo : Archives - Le Brossard Éclair

En 2013, peu de gens croyaient que Bernard Albert franchirait à nouveau la ligne d’arrivée d’un marathon, encore moins d’un triathlon extrême. Pourtant, le résident de Brossard a depuis participé à plusieurs Ironman et dimanche, après 18h23min21sec de nage, de vélo et de course, il a franchi l’arche d’arrivée érigée devant l’Observatoire du Mont-Mégantic à la suite d’un périple de 226 kilomètres.

«C’est ce que j’ai fait de plus difficile dans ma vie», laisse tomber l’athlète quelques heures seulement après avoir participé au Triathlon Extrême Canada Man/Woman de Lac Mégantic.

Bernard Albert a fait la preuve plus d’une fois que tout est possible depuis qu’il a subi un infarctus en février 2013. Ne voulant pas «rester à la maison, jouer au bingo et manger des paparmanes», il a choisi de se relever de cette épreuve qu’il «acceptait difficilement».

«J’avais fait trois marathons avant mon infarctus et c’est probablement ce qui m’a sauvé, explique l’athlète de 50 ans. J’avais changé ma vie pour faire du sport d’endurance et ç’a été un choc quand c’est arrivé, explique l’athlète de 50 ans. J’aimais ma vie et le sport d’endurance… j’étais heureux.»

Retrouver la santé

Quand il a visionné la bande-annonce du film Flatline to Finish Line – un documentaire qui raconte le parcours de six patients cardiaques, de l’hôpital jusqu’à la ligne d’arrivée d’un triathlon Ironman – «j’ai pensé que si je sortais d’ici [l’hôpital], c’est ce que j’allais faire».

Comme espéré, après sa sortie de l’hôpital, Bernard Albert a repris l’entraînement avec les recommandations des spécialistes de l’Institut de cardiologie de Montréal. Six semaines plus tard, il complétait le Marathon d’Ottawa.

«Je me suis fié aux conseil que j’ai reçus et je ne me suis jamais entraîné de manière cavalière, explique l’athlète se souvenant qu’il avait de la difficulté à marcher 30 minutes. Je voulais retrouver ma santé, car je ne voulais pas rester dans cet état tout ma vie.»

Jours après jours et semaines après semaines, Bernard Albert a récupéré sa capacité cardiovasculaire. Il se sentait tellement bien après ses 42 km de course à Ottawa qu’il a participé à un demi Ironman quelques mois plus tard.

«Je n’avais jamais fait de vélo de ma vie, alors j’ai passé l’été à faire du vélo et à m’entraîner. Ç’a tellement bien été que le lendemain, je me suis inscrit au Ironman de Tremblant.»

Contrôler sa vie

«Quand j’ai fait mon premier Ironman, je me sentais comme si j’avais 19 ans et j’en avais 45. C’est vraiment fantastique, j’ai flotté pendant un an et demi sur l’adrénaline», se souvient-il.

Quelques années plus tard, Bernard Albert est au sommet de sa forme. Il estime que le sport d’endurance lui «apporte un certain contrôle» sur sa vie.

«Je n’ai pas l’impression de me faire diriger par qui que ce soit. C’est moi qui dirige ma vie, précise le résident de Brossard. En prenant part à ce genre de défi, on devient plus humble par rapport à de nombreuses choses. Faire un marathon, c’est un exercice d’humilité. Quand tu fais la course, tu vas réaliser ce que tu as mis comme préparation et ce que ton corps te donne. Ça remet plusieurs choses en perspective.»

Il explique d’ailleurs qu’il voit que «la vie est un processus d’amélioration continue».

Comme de nombreuses personnes l’ont entouré lors de sa remise en forme, Bernard Albert veut en aider d’autres à reprendre le chemin de la santé. Et pas besoin de nager, courir et pédaler pendant près de 20 heures pour y arriver; «il faut y aller étape par étape».

«J’aime ça donner un coup de main aux gens pour réaliser leur propre défi. Chaque pas que tu fais vers l’avant pour t’améliorer, c’est un gain», conclut-il.

Triathlon Extrême de Lac Mégantic: un événement difficile, mais grandiose !

Décrit comme le «triathlon extrême le plus intense, le plus sauvage et le plus beau en Amérique du Nord», Bernard Albert a commencé le triathlon à l’aube dimanche matin et a franchi la ligne d’arrivée aux alentours de 23h. Quelques heures seulement après sa course, il décrivait le Triathlon Extrême de Lac Mégantic comme un «événement grandiose», mais «extrêmement difficile».

«En terme de difficulté et de demande d’effort, c’était vraiment tough, explique-t-il. Il fallait nager à la noirceur et dans les vagues. Ensuite, le parcours de vélo était extrêmement difficile et nous le terminions dans une pente extrêmement difficile. Lors de la course à pied, c’était extrêmement chaud! Alors je me suis débrouillé du mieux que je pouvais pour la terminer.»

Toutefois, lorsqu’il a franchi la ligne d’arrivée, le but de Bernard Albert était atteint: «compléter ce triathlon extrême avec succès».

«Je suis très satisfait et c’était un gros défi pour un homme de 50 ans», ajoute-t-il.

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