Dire «oui» pour changer 8 vies

Dire «oui» pour changer 8 vies

Louise Delisle souhaite sensibiliser la population à l’occasion de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus qui a lieu du 19 au 26 avril.

SANTÉ. Greffée des deux poumons en 2005, la Brossardoise Louise Delisle, qui peut dorénavant respirer, marcher et vivre normalement, se fait une obligation de sensibiliser son entourage au don d’organes, les donneurs se faisant toujours rares au Québec.

En 2014, 164 personnes étaient en attente d’une transplantation en Montérégie alors que 82 Montérégiens recevaient un ou des organes, dont 46 greffes de reins et 9 greffes doubles de poumons.

Mais malgré plus de sensibilisation de la part de Transplant Québec, le nombre de donneurs a diminué l’année dernière.

«Le don d’organe donne la possibilité à une personne, voire plusieurs, de reprendre un mode vie de normale», soutient Louise Delisle.

En signant le consentement au don d’organes qui se trouve derrière la carte d’assurance maladie, jusqu’à 8 vies pourraient être sauvées et 15 personnes pourraient retrouver la santé.

«Les dernières années, j’avais de la difficulté à me tenir debout! Maintenant, lorsque je célèbre mon anniversaire de transplantation, j’ai toujours une pensée pour la femme qui m’a redonné la vie! Je sais qu’elle avait 44 ans et je me dis toujours qu’il y a une famille qui doit penser à une personne qu’ils ont perdue cette même journée», raconte Mme Delisle, qui était atteinte de fibrose kystique.

L’activité physique, un mode de vie

La priorité de la Brossardoise est désormais de maintenir ses poumons en bonne santé. Pour ce faire, elle a adopté un style de vie très actif.

«Tout a changé dans ma vie! Maintenant, je n’ai pas de limites, je peux faire tout ce que je veux! Je dois faire beaucoup de sport pour m’assurer de garder mon cadeau en bonne santé, mais pour moi, ce n’est pas une corvée; c’est tout simplement un plaisir», explique-t-elle.

Depuis sa greffe, Mme Delisle a participé aux Jeux canadiens et aux Jeux mondiaux des greffés, et y a même récolté quelques médailles.

«C’est l’équivalent des Jeux olympiques spéciaux. Quand tu participes, tu es déjà victorieux puisque tu as recommencé à faire du sport et à bouger. Les Jeux permettent de sensibiliser et démontrer à la population que le don d’organe change des vies.»

S’impliquer pour mieux redonner

Dès que l’occasion se présente, Mme Delisle informe et demande à ceux qui l’entourent s’ils ont signé leur consentement.

«Oui, il faut signer sa carte, mais il faut aussi en parler à ses proches; c’est ce que la population doit retenir. Parce que même si une personne a donné son consentement, la famille peut revenir sur cette décision», rappelle-t-elle.

Texte rédigé par Vanessa Picotte.

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