Des personnes handicapées exigent des services et des cliniques accessibles et adaptés

Des personnes handicapées exigent des services et des cliniques accessibles et adaptés

Les représentants des organismes MÉMO-Qc et Libre et Sauvage ainsi que des personnes à mobilité réduite ont manifesté devant les bureaux de Gaétan Barrette.

Crédit photo : Jean Laramée - Brossard Éclair

MANIFESTATION DEVANT LES BUREAUX DE GAÉTAN BARRETTE

Moelle épinière et motricité Québec (MÉMO-Qc) et Libre et Sauvage ont organisé une activité artistique revendicatrice devant les bureaux du ministre de la Santé Gaétan Barrette à Brossard le 23 avril. Les deux organismes dénonçaient les difficultés d’accès aux médecins de familles pour les personnes à mobilité réduite et le manque d’accessibilité architecturale des cliniques.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne Nous sommes et nous voulons de Mouvement PHAS, visant à démontrer les différentes difficultés que vivent les personnes à mobilité réduite dans l’accès aux services de santé et services sociaux.

«Lorsqu’une personne en fauteuil roulant s’inscrit à la liste d’attente pour se voir attribuer un médecin de famille, il n’y a aucune façon d’y inscrire que l’on est à mobilité réduite, dénonce la directrice générale de Libre et Sauvage. En plus d’avoir une santé précaire et de devoir attendre de longues années, lorsqu’on nous appelle enfin, si la clinique qu’on nous propose n’est pas accessible, on retourne alors dans la liste d’attente… meilleure chance la prochaine fois.»

Pour sa part, l’organisatrice communautaire de MÉMO-Qc Sarah Limoges souligne que «lorsqu’on nous attribue une clinique dans laquelle on peut entrer avec notre fauteuil roulant, celle-ci ne sera pas nécessairement équipée pour nous offrir des services de santé complets. La table d’examen n’est pas ajustable en hauteur, il n’y a pas de lève-personne, il n’y a pas une toilette accessible. C’est à cause de ce manque d’accessibilité qu’une femme comme moi ne peut avoir accès à un gynécologue, par exemple».

Les représentants d’organismes et leurs membres présents demandent que le gouvernement prenne des moyens concrets et rapides pour que les personnes ayant une déficience motrice puissent recevoir au même titre que les autres citoyens des soins de santé qui répondent à leurs besoins et ce, dans un délai raisonnable.

 

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