Décès de Georgette Lepage: «une femme spontanée et dévouée», se souvient son mari

Décès de Georgette Lepage: «une femme spontanée et dévouée», se souvient son mari

Georgette et Alphonse Lepage

Crédit photo : Archives - Brossard Éclair

Si Georgette Lepage a été une source d’inspiration pour tous les gens qui l’ont côtoyée, son mari Alphonse Lepage ne fait pas exception.

«C’était une femme de cœur, a raconté Alphonse Lepage au Brossard Éclair, quelques jours après le décès de son épouse. C’était une grande dame dans sa communauté, mais aussi à la maison. Elle n’a jamais délaissé ses enfants ou sa famille malgré sa grande implication.»

Le couple s’est rencontré à Rimouski, alors que Mme Lepage enseignait au primaire. Déjà à ce moment, celle qui allait devenir la première mairesse de Brossard était très impliquée dans son milieu. Après son mariage en 1957, le couple a quitté la région pour Toronto. Les Lepage reviendront au Québec au début des années 1960 et s’installeront définitivement à Brossard en 1968.

Alphonse Lepage, qui a aussi été maire de Brossard de 1978 à 1982, se souvient que sa femme, malgré son dévouement envers sa communauté, n’aspirait pas à une carrière en politique.

«Lorsque Claude Chevrier a démissionné en 1983, des gens sont venus vers moi pour que je lui succède, se rappelle-t-il. C’était un non définitif pour moi, mais ils ont invité ma femme. Puisqu’elle était extrêmement généreuse de son temps, elle a dit oui!»

Comme son mari était bachelier en actuariat, Mme Lepage le consultait de temps à autre pour avoir des conseils sur la gestion des finances de la Ville.

«Certaines personnes disaient que finalement c’était comme si c’était moi le maire, alors elle leur répondait avec son franc-parler: “Vous avez deux maires pour le prix d’un.”!»

Pendant ses sept années à la mairie, Alphonse Lepage raconte que sa femme était extrêmement proche des employés de la Ville.

«Plusieurs venaient la visiter à la maison et certains l’appelaient même maman.»

Après deux mandats, Mme Lepage a quitté la mairie et s’est consacrée à son rôle de présidente de la Fédération des Unions de familles du Québec, de 1992 à 1995.

En 2002, alors que Georgette Lepage avait 70 ans, le diagnostique de la maladie d’Alzheimer est tombé.

«Je veux qu’on se souvienne de ma femme comme une personne dévouée et spontanée. Malgré sa carrière inattendue en politique, elle a toujours été proche et dévouée pour sa famille et c’est l’image que je garderai d’elle», conclut Alphonse Lepage.

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