Dana Malowany sera des Mondiaux de patinage synchronisé

Dana Malowany sera des Mondiaux de patinage synchronisé

Dana Galloway et l'équipe des Suprêmes de Saint-Léonard.

Crédit photo : Archives – Brossard Éclair

Une fois de plus, la Brossardoise Dana Malowany et les Suprêmes de Saint-Léonard seront des Championnats mondiaux de patinage synchronisé senior à Stockholm en Suède les 6 et 7 avril.

Elle et son groupe de 20 patineuses ont mérité ce droit en terminant au 2e rang aux Championnats canadiens à Oshawa en Ontario, du 23 au 25 février, un événement de plus en plus prisé qui a attiré 800 patineuses de 40 équipes de partout au Canada.

Après un programme court comportant quelques fautes techniques les plaçant à presque six points de leurs rivales de toujours, le NEXXICE d’Ontario (70.04 points contre 75.86 points), les Suprêmes y sont allées d’une performance éblouissante de 130.16 points qui les a rapprochées du sommet. Les 126.86 points du programme long de NEXXICE leur ont permis de devancer les Suprêmes au total avec 202.72 points contre 200.20. Les deux habitués du top 10 mondial seront encore à surveiller à Stockholm.

Des fautes au programme court, de la magie au long
«Malgré nos fautes du programme court, notre programme long était de loin notre meilleure performance de la saison avec 12 points de plus que notre compétition en Autriche. C’est encourageant pour la suite des choses», résume Dana, une ancienne du club de patinage synchronisé NOVA qui leur a fait la lutte pour une première fois aux Championnats canadiens.

«Habituellement, il n’y a que la rivalité Suprêmes et NEXXICE aux Nationaux, mais pour la première fois, notre participation aux Mondiaux n’était pas assurée car nous étions chauffées par NOVA après le programme court. Nova avait obtenu 69.12 points, ajoute-t-elle. Nous avions fait des erreurs techniques contrairement à NOVA. Nous étions donc fébriles avant le programme long pour terminer parmi les deux premières et c’est parfait ainsi. Nous voulons tellement augmenter la participation à notre sport, c’était bien d’avoir plus de concurrence.»

L’ex-capitaine de l’équipe des Suprêmes junior a encore aidé ses collègues plus jeunes à garder leur calme. «C’est la beauté du patinage synchronisé. Tous les membres doivent être unis, il faut se parler, garder la communication. Une fille comme moi, généralement à l’aise sous pression devait donc jouer son rôle.»

Leurs fautes techniques en programme court n’étaient pas visibles pour les spectateurs dans les estrades, mais étaient évidentes pour les juges qui ont le droit aux reprises vidéo. «En patinage synchro, les spectateurs apprécient d’abord le spectacle mais nous, nous savons qu’il faut respecter une foule de détails, explique l’athlète. Un de ceux qui nous a fait perdre des points était un changement de pivot sur deux côtés qui doivent faire 270 degrés au total mais avec un premier mouvement d’au moins 90 degrés à chaque fois. Notre premier mouvement n’a pas fait les 90 degrés. Nos entraîneurs ont eu des doutes tout de suite et au visionnement vidéo, nous avons pu faire le constat. Bien sûr, ce sont des choses que l’on pratiquera d’ici les Mondiaux. Nous tentons toujours de nous améliorer.»

Le rêve olympique tient toujours
Depuis toujours, elle souhaite que son sport, fortement pratiqué à travers le monde, soit accepté aux Jeux olympiques. Ce fut presque le cas pour PyeongChang, le patinage synchro ayant été écarté après une chaude lutte il y a deux ans.

«J’ai beaucoup regardé le patinage artistique aux Jeux de PyeongChang et j’aurais beaucoup aimé être là, admet-elle Nous nous rapprochons de cet objectif. Notre sport est apprécié par une foule de filles, malgré son peu de présence à la télévision. Si ça devient un sport olympique, ça fera boule de neige. Peu importe que j’y sois ou pas dans quatre ou huit ans, je serai fière de voir le patinage synchro aux Jeux.»

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