Dala Bortolussi a soif de dépassement

Dala Bortolussi a soif de dépassement

Dala Bortolussi à l’entraînement

Crédit photo : Denis Germain - Le Brossard Éclair

PORTRAIT. Dala Bortolussi a remporté quatre médailles lors des Championnats canadiens des maîtres à South Surrey, en Colombie-Britannique, en août. Mais pour elle, la victoire n’est pas prioritaire. Ce qu’elle souhaite, c’est se dépasser.

Il s’agissait de ses deuxièmes Championnats nationaux de la saison. Blessée lors des Championnats intérieurs en mars, elle n’avait pas obtenu les résultats escomptés.

Mais sa performance au début août, elle en est fière, et avec raison.

«J’étais surprise, admet-elle. Avant [la compétition], je me disais que si je gagnais une médaille, j’allais être contente. Je ne pensais pas en avoir quatre!»

À son retour au Québec, elle avait autour du cou la médaille d’or du 400m et du 4x100m relais, celle d’argent du 200m et celle de bronze du 100m.

Lors des compétitions pour vétérans, les athlètes sont divisés en catégories d’âge. Au moment des championnats, la Brossardoise était à une semaine d’avoir 50 ans; elle devait donc concourir avec les 45-49 ans.

«Je suis fière, parce que j’ai bien performé même si j’étais la plus vieille», se réjouit-elle.

Nouvelle passion

Depuis la naissance de ses filles qui ont aujourd’hui 18 et 19 ans, Dala Bortolussi est femme au foyer. Elle a redécouvert l’athlétisme il y a 4 ans, mais sa dernière expérience dans ce sport remontait à ses années au secondaire.

L’entraîneur d’athlétisme Robert Bonenberg a accepté de l’accompagner dans cette aventure.

«Pendant un an, je me suis entraînée avec lui. J’ai ensuite pris la décision de participer à une compétition. Si je ne le faisais pas là, je ne le ferais jamais! Ma première compétition n’était que pour vétérans, aux États-Unis. J’ai adoré ça et j’ai continué.»

«J’étais surprise d’être si rapide», avoue-t-elle en souriant.

Aujourd’hui, l’athlétisme occupe une place plus qu’importante dans son quotidien. Ses priorités? Famille, amis et course.

«Quand je fais de l’athlétisme, je me sens bien. Quand il y a quelque chose qui me dérange, j’arrive là-bas et je peux tout oublier. Je ne me concentre que sur ça. Je me surprends de ce que je suis capable de faire à mon âge. Ça me donne une meilleure estime de moi. En plus, je me suis fait plein d’amis. Ça fait partie de mon noyau de vie», explique celle qui habite Brossard depuis plus de 20 ans.

Dépassement de soi

Dala Bortolussi aime les compétitions; ce qu’elle veut, c’est se dépasser.

«Je veux juste m’améliorer, affirme-t-elle. C’est la chose la plus intéressante pour les maîtres. Quand je fais une course et que je n’ai pas un bon temps, je suis fâchée après moi parce que je me dis “Je peux faire mieux que ça”! Cette année, j’ai commencé lentement et j’étais fâchée. Mais chaque compétition, mon temps s’améliorait. C’est ça le but.»

«Parfois, on est capable de faire des choses qu’on ne pensait pas pouvoir réaliser.»

«Même si je finis en dernière place dans une course, si mon temps est meilleur que jamais, je m’en fous parce que je sais que je me suis améliorée», donne-t-elle en exemple.

Elle croit pouvoir «battre des records québécois» au cours des prochaines compétitions. Qui plus est, elle espère participer aux Championnats du monde vétérans d’athlétisme en 2020, à Toronto.

«Je sais que je ne gagnerai pas de médaille, c’est impossible. Mais ce n’est pas grave. Pour les maîtres, c’est comme les Olympiques. Juste de pouvoir dire “J’ai fait une compétition de ce niveau-là”, c’est wow! Il n’y a pas beaucoup de monde qui peut dire ça.»

Promouvoir le sport

Dala Bortolussi est la seule vétérane du club d’athlétisme de la Rive-Sud.

«J’aimerais avoir d’autres maîtres avec moi. Je vois d’autres personnes quand je vais à mes compétitions, mais ce serait plaisant que ça se développe au Québec», mentionne-t-elle.

Elle espère d’ailleurs que cette entrevue avec le Brossard Éclair encouragera d’autres adultes à essayer le sport.

«Ce que j’aimerais vraiment, c’est de promouvoir mon sport. Même si des gens n’en ont jamais fait, c’est possible de commencer. Tout le monde peut faire ce que je fais et réussir ce que j’ai réussi», conclut-elle.

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