« C’est l’occasion de venir me voir », dit Claude Dubois

S’il ne parle pas de retraite, parce qu’il a toujours 1000 projets en tête, Claude Dubois affirme toutefois qu’il tire sa révérence de la scène pour un moment et que son spectacle du 7 octobre, à l’Étoile Banque nationale, est une occasion à ne pas manquer.

J’ai souvent pris des pauses de quelques années, le public est habitué, dit le chanteur. C’est la fin de ce spectacle, que je roule depuis avril, alors je tire ma révérence. Pour moi, c’est un work in progress qui a pris sa forme. C’est le temps de venir me voir!»

Spectacle thématique

Évidemment, ses succès sont si nombreux que Claude Dubois doit faire des choix. «Je choisis ce qui me semble le plus approprié, selon les goûts du public. Je développe des thèmes. J’essaie d’avoir bon goût.»

Dans son spectacle, il dit avoir créé «trois bulles»: celle des chansons connues, comme Femme ou fille, Il n’est pas question d’aventure; celle des adaptations jazz et blues, qui permettent d’éviter le déjà-vu; et celle de «la machine infernale», qui permet de retrouver le son d’il y a 40 ans.

«Avec mes techniciens qui me suivent depuis toujours, j’ai conçu une machine qui permet à une bande magnétique de suivre les musiciens, et non l’inverse. Ça permet, par exemple, de retrouver la flûte originale dans certaines chansons, même si nous n’avons pas de flutiste sur scène.»

De retour à Jeunesse d’aujourd’hui

Depuis le début de sa carrière, à l’âge 12 ans, Claude Dubois a vu le monde de la musique évolué. Il constate que certains cycles se répètent. «Pour moi, La Voix ou Star Académie, c’est le retour de Jeunesse d’aujourd’hui. On est loin de l’écriture et de la poésie. La chanson va finir par nous manquer», explique celui qui se remet à l’écriture avec sa guitare, dans la tradition de Félix Leclerc.

«Le corps vieilli, mais l’esprit reste. Et il y des gens de toutes les générations qui viennent voir mes spectacles.»

Le chanteur de 68 ans fait aussi la différence entre les «vedettes» et les artistes connus. «Pour moi, Gilles Vigneault est un artiste connu,  mais ce n’est pas une vedette. Je fais partie des artistes qui sont moins présents à la télé. Je le dis sans amertume, ça n’a jamais été ma réalité. Si Dieu existe n’a pas connu un succès instantané, ça a pris 10 ans! Il faut aller chercher le public autrement, annoncer les spectacles longtemps à l’avance.»

Rens.: www.letoilebanquenationale.ca

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