Celia Qhang au cœur de l’enquête sur la disparition de Jian Ping Li

Celia Qhang au cœur de l’enquête sur la disparition de Jian Ping Li

La jeune policière Celia Qhang vit une expérience hors de l’ordinaire en participant de très près à l’enquête sur la disparition de la chinoise Jian Ping Li et de son bébé.

La maîtrise du mandarin de Celia Qhang, 28 ans, agente du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), l’a propulsée en plein cœur d’une vaste enquête à la suite de la disparition de Jiang Ping Li, 42 ans, et de son bébé de 6 mois, le 30 avril 2014.

Depuis les premiers instants de la disparition de la femme d’origine chinoise, les enquêteurs du SPAL ont confié à Celia Qhang le mandat de parler à la famille, aux amis et aux témoins de Jian Ping Li, des personnes venant de Brossard mais aussi de Chine et des États-Unis, et qui ne parlent ni le français ni l’anglais, mais plutôt le mandarin.

«Mes parents sont arrivés au Québec il y a 30 ans et ne parlaient que le mandarin. J’ai appris cette langue à la maison», raconte Celia, qui est native de Montréal.

La jeune femme a étudié dans les écoles francophones. Après son passage à l’Institut de police, elle a été embauchée par le SPAL, en septembre 2008. Comme elle est la seule agente qui parle couramment le mandarin, elle a tout de suite été sollicitée pour aider les enquêteurs dans leur travail.

Un travail exigeant

«Au cours de la dernière année, elle a côtoyé le monde des enquêtes comme jamais un agent de police peut le faire, raconte le porte-parole de la police de Longueuil, Ghislain Vallières. Elle a assisté aux interrogatoires et traduit les propos des principaux témoins pour aider les enquêteurs à prendre leurs déclarations.»

Pendant 6 mois, l’agente Qhang a travaillé à temps plein sur le dossier. Des semaines exténuantes pour celle qui devait se concentrer pour bien comprendre son interlocuteur chinois.

«C’était effectivement très exigeant. Je ne pouvais réaliser plus que deux interrogatoires par jour tellement c’était épuisant», nous dit Celia Qhang, qui est déçue que le dossier n’ait pas encore été réglé malgré la tenue de trois postes de commandement et plus de 200 informations recueillies.

«Mais dans bien des dossiers de disparition, c’est long. Ce n’est pas toujours rapide avant d’avoir des résultats.»

Vedette d’une vidéo sur YouTube

Celia Qhang a aussi participé à l’enregistrement d’une vidéo diffusée sur YouTube par le SPAL dans le but de joindre le plus efficacement possible la communauté asiatique de Brossard. Elle s’y adresse directement à la population chinoise en mandarin, demandant à ceux qui auraient des informations de les transmettre à la police. Une visibilité qui fait qu’elle est de plus en plus reconnue dans la communauté.

«La vidéo a eu beaucoup d’impact, c’est certain», dit celle qui se fait parfois reconnaître sur la rue à la suite de la diffusion de la vidéo.

«Cette façon de faire, on va la répéter dans de prochains dossiers, affirme Ghislain Vallières. En plus de joindre rapidement et efficacement la communauté asiatique, nous créons des liens comme policier qui vont demeurer.»

Si vous détenez quelque information que ce soit qui pourrait aider à retrouver Jian Ping Li et son bébé, communiquez avec les policiers au 450-463-7211.

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