« Ce sera une soirée vraiment spéciale pour moi ! »

« Ce sera une soirée vraiment spéciale pour moi ! »

Jérémy Du Temple-Quirion à la fin de son parcours secondaire.

Crédit photo : Gracieuseté

Début officiel de la tournée de Jay Du Temple

Le 21 juin, l’humoriste Jay Du Temple présentera la première officielle de sa tournée Bien faire sur la scène où il s’est produit pour la toute première fois il y a 10 ans: L’Étoile Banque Nationale.

Jay Du Temple a choisi cette date pour la première officielle de son one man show afin de commémorer cet événement de 2008 qui s’est avéré marquant.

«Avec le recul, je sais que c’est là que ma vie a changé, admet l’animateur d’Occupation Double, nostalgique. Il y a 10 ans, si tu m’avais dit que j’allais faire mon spectacle sur cette scène, je serais tombé sans connaissance!»

La carrière de l’humoriste de 26 ans a pris son envol de manière fulgurante dans les deux dernières années, et son quotidien est rempli plus que jamais, confiait-il au Brossard Éclair en mars. Il s’arrête aujourd’hui pour constater le chemin parcouru et se dit fébrile à la venue de cette date importante.

«C’est rare que tu prends le temps de t’arrêter et d’être fier de toi. Ç’a pris 10 ans, mais câline, on est là. C’est malade!» souligne-t-il.

«Je pense à moi, à 16 ans, terrifié à mort avant d’entrer sur scène. Je ne peux pas croire que j’ai fait ça. J’admire le kid que j’étais. Je le trouve plus game que moi, aujourd’hui.»

Un numéro risible
Depuis la 3e secondaire que Jérémy Du Temple-Quirion, blagueur modéré en classe et élève très impliqué, souhaitait se donner en spectacle solo. Il ne savait cependant pas par où commencer. Après avoir fait rigoler ses amis sur l’heure du dîner avec des anecdotes de vacances, il a eu l’illumination.

Jay Du Temple sera à Brossard jeudi soir.

«J’ai flashé. Ça pouvait être ça, mon premier numéro. Je suis rentré chez nous ce soir-là et je l’ai écrit.»

N’ayant pas saisi sa chance de participer à Secondaire en spectacle, il s’est rabattu sur les auditions du gala de fin d’année du collège Jean de la Mennais.

«Le numéro était pourri, mais ils m’ont pris pareil, se remémore Jay Du Temple en riant. Il y a rarement de l’humour et des numéros solos au gala alors, ça faisait différent.»

Très heureux d’avoir été choisi, mais sans expérience, il a présenté son numéro devant neuf personnes à la générale, à une semaine du gala.

«Et évidemment, personne n’a ri! J’ai angoissé et je n’ai pas dormi de la semaine, se souvient-il, honnête. Mes parents étaient nerveux pour moi, les pauvres. Je me disais que j’allais me planter devant tout le monde, que personne ne rirait et que j’allais être un loser

«Ce n’était pas un bon numéro, mais ç’a bien été, poursuit-il. Un moment donné, il faut que tu commences à quelque part. Ç’a ri!»

Intrigué par la définition de «mauvais numéro», Le Brossard Éclair a demandé à l’ancien joueur de hockey et de flag football de Jean de la Mennais quelle était la meilleure blague de son numéro… s’il s’en souvenait!

«Ah mon Dieu, je ne peux pas croire que je vais raconter ça! Je disais que mon père avait pitché une boîte de bâtonnets de fromage à des mouettes qui nous attaquaient, se lance l’humoriste dans ses souvenirs. Pour te donner une idée à quel point c’était médiocre, le meilleur gag était: “Mon père était super choqué sur la plage. Il est devenu vert avec son petit speedo mauve. Il avait l’air de Hulk en vacances!”»

«C’était ça, ma blague! Je suis gêné! C’est tellement dur de faire de l’humour», avoue Jay Du Temple, bon joueur.

Une passion refoulée
Ne voulant pas admettre qu’il désirait devenir humoriste, Jay Du Temple n’avait à ce moment-là aucune idée du métier vers lequel se diriger.

«J’avais de la misère à me projeter dans le futur. Peut-être parce que je n’étais pas capable d’avouer que je voulais être humoriste, analyse-t-il. Il y a 10 ans, ce n’était pas comme aujourd’hui, où l’humour est plus accessible. Mais je savais que je n’irais pas à l’université. Ça ne me parlait pas du tout.»

Il a tout de même entamé un programme pré-universitaire en science de la santé «pour garder des portes ouvertes, comme on dit. Mais les portes se sont refermées rapidement, je te dirais!»

C’est à ce moment que Jay Du Temple a commencé à présenter des spectacles d’humour, une ou deux fois par session. Les circonstances ont toutefois fait qu’il n’a jamais pratiqué l’improvisation, contrairement à plusieurs de ses collègues du domaine.

Boucler la boucle
Le 21 juin devait être la première médiatique de Bien faire; un beau problème est cependant survenu cinq jours après la mise en vente des billets.

«Les billets se sont vendus trop vite! On n’avait plus assez de billets disponibles pour les médias. Il nous en restait juste 30, précise l’artiste. Techniquement, tu invites tout le monde ou tu n’invites personne. Donc, le show commence officiellement, mais la première médiatique, je ne sais pas encore quand on la fera.»

De retour de vacances en Espagne où il s’est ressourcé, dévorant cinq livres en dix jours, Jay Du Temple est fin prêt pour sa première.

«Ce sera une soirée vraiment spéciale pour moi. C’est l’accomplissement de quelque chose que je ne me pensais jamais capable de faire. Je suis vraiment heureux», termine-t-il.

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