Camp DSkate : un programme unique, de plus en plus populaire

Camp DSkate : un programme unique, de plus en plus populaire

Une cinquantaine de joueurs atteints de diabète de type 1 ont participé au camp DSkate.

HOCKEY. Plus de cinquante jeunes passionnés de hockey vivant avec le diabète de type 1 s’étaient donné rendez-vous au Complexe sportif Bell, la semaine dernière. Le programme DSkate offre à ces athlètes un camp de hockey unique au Canada, qui leur permet d’allier une meilleure connaissance de leur maladie à leur passion pour le sport.

Ce programme de cinq jours, offert en Ontario depuis 2013, n’en est qu’à sa deuxième année d’existence à Brossard, mais déjà, le fondateur Steven Hindle voit l’engouement naître chez les familles de sportifs diabétiques.

«Nous travaillons pour des jeunes atteints de diabète de type 1, donc, nous axons notre programme sur la communication et la confiance en soi. Ce qui nous rend si spéciaux, c’est que nous sommes un camp familial, explique M. Hindle. Nous voulons rassurer les familles et leur donner des ateliers d’éducation sur la maladie.»

Lorsqu’un jeune sportif est atteint de diabète de type 1, n’importe quel effort physique demande beaucoup plus de préparation pour le parent et l’enfant. Par exemple, un hockeyeur doit faire la lecture de sa glycémie avant, pendant et après un match.

«Notre camp est la seule place dans le monde où les parents peuvent laisser leurs enfants et ne pas avoir peur. Nous avons un staff de 50 professionnels de la santé et nous avons 53 joueurs, ce qui est très rassurant pour les parents, ajoute le fondateur. Nous avons décidé d’avoir plus de professionnels puisque ça nous rassure; nous avons des infirmières, des médecins, des chercheurs, et tout le monde est qualifié pour travailler avec des diabétiques.»

La qualité de vie, une priorité

Ayant grandi dans une famille touchée par le diabète de type 1, le fondateur souhaitait s’impliquer pour leur donner une meilleure qualité de vie aux diabétiques.

«La qualité de vie, c’est la seule chose que je voulais donner à chaque jour à mon père, raconte Steven Hindle. J’ai regardé tout ce qui se passe dans le monde du diabète – les fondations, la recherche, etc. – et la seule chose qui m’est apparue c’est qu’il n’y a aucune compagnie ou fondation qui se spécialise dans la qualité de vie.»

C’est par l’entremise de son programme DSkate qu’il souhaite donner de la confiance aux jeunes sportifs et leur montrer comment développer de bons réflexes.

«Les entraîneurs sont des éducateurs; ce ne sont pas des <I>coachs<I>! Pour moi, il y a un certain niveau de cœur qui doit être là puisque la plupart des joueurs ont déjà été mis de côté ou ont dû rester assis sur le banc des joueurs à cause de leur maladie. Ce n’est pas une situation facile puisque la plupart des entraîneurs ou des coéquipiers pensent qu’ils ne sont pas des joueurs normaux. La réalité, c’est que ça demande un minime effort que de s’occuper du taux de sucre d’un des joueurs», explique M. Hindle.

Dskate pour d’autres sports?

Selon le fondateur, le programme pourrait être transposé à d’autres sports d’ici quelques années. Ce qui est certain, c’est que DSkate sera de retour l’an prochain à Brossard. Des places supplémentaires pourraient même s’ajouter.

«Pour nous, le plus important est la confiance et la communication puisque nous voulons que les joueurs aient du soutien, mais surtout qu’ils pratiquent le sport dans le plaisir», conclut Steven Hindle.

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