«Ça va aller très vite!» promet le promoteur des Rives du Saint-Laurent

«Ça va aller très vite!» promet le promoteur des Rives du Saint-Laurent

Le chantier des Rives du Saint-Laurent

Crédit photo : Denis Germain – Le Brossard Éclair

Dix ans après les premières bribes d’un projet immobilier

Paralysé depuis la mi-juillet, le chantier à l’intersection du boul. du Saint-Laurent et de la rue Saint-François est toujours en vie, assurent Les Rives du Saint-Laurent. Le promoteur promet que les appartements de la première tour seront prêts pour location le 1er juillet prochain.

«Je veux livrer la première tour finie à 100% et prête pour la location le 1er juillet 2019. La deuxième sera quant à elle terminée à 75%», affirme le directeur des opérations des Rives du Saint-Laurent Ron Basan.

Ce dernier soutient que la progression du projet sera fulgurante. «Ça va aller très vite!» promet-il.

Chantier paralysé
«Depuis l’arrêt des travaux, les inspecteurs de la Ville s’assurent que le chantier demeure sécuritaire et que le règlement sur les nuisances publiques est respecté, en termes d’herbage et d’eau stagnante, etc», indique le porte-parole de la Ville de Brossard Alain Gauthier.

Les retards et le ralentissement du projet sont dus à des permis manquants, selon le directeur des opérations.

«Il n’y a pas de changements; c’est qu’on n’a pas tous nos permis», explique-t-il.

«On est en attente du dépôt de la demande de permis de construction afin de finaliser les travaux», mentionne pour sa part le porte-parole de la Ville.

Le promoteur soutient par ailleurs que le projet appartient toujours à son organisation, mais qu’elle n’en est simplement plus le contracteur.

«C’est toujours à nous. Nous sommes toujours les promoteurs, mais nous avons trop de projets. On a dix gros chantiers en ce moment. C’est moins compliqué de laisser la construction en sous-traitance, de dire M. Basan. On n’a pas de problèmes financiers, c’est juste moins de casse-tête.»

La prochaine phase du projet devrait s’entamer le 3 novembre, assure Ron Basan.

Au total, les deux tours représentent un investissement de 50 M$.

Parc
Les Rives du Saint-Laurent indiquent avoir cédé plus ou moins 20 000 pieds carrés à la Ville pour qu’elle puisse aller de l’avant avec le parc en 2015.

Toute une saga
Le premier projet immobilier à l’intersection du boul. du Saint-Laurent et de la rue Saint-François, soit celui de la tour à condos Tysel, remonte à 2009.

Le promoteur de l’époque Tyronne Candappa devait livrer les condos aux acheteurs en 2010.

En raison de nombreux problèmes financiers et judiciaires, le chantier a été abandonné en 2012, laissant un trou béant le long du boul. du Saint-Laurent.

En mai 2014, la Ville de Brossard a obtenu un jugement favorable ordonnant au nouveau promoteur immobilier Développement Tyarm de recouvrir le chantier.

En mai 2015, les élus ont modifié le zonage pour transformer le terrain en parc.

En 2016, le conseil municipal a cependant adopté un nouveau projet de construction, mené par le Groupe BSR, auquel sont associées Les Rives du Saint-Laurent. Selon la direction de l’urbanisme, un permis a été délivré au promoteur en septembre 2017 pour la mise en place des pieux de la fondation et des deux niveaux de garage sous-terrain.

Selon la Ville, une première partie du parc a déjà été aménagée. La seconde sera nivelée et engazonnée par le promoteur à la fin des travaux.

Déboires judiciaires
Le 6 décembre 2011, déjà visé par de nombreuses poursuites au civil pour le projet inachevé de la tour Tysel, le promoteur Tyronne Candappa fait feu sur un possible acheteur dans un autre de ses projets immobiliers, situé sur la rue Talbot. La victime, Clifford Hercule, survit. Candappa, lui, est accusé de tentative de meurtre et d’agression armée.

Candappa plaide la légitime défense mais en septembre 2015, la juge Anne-Marie Jacques le reconnaît coupable de cinq des six chefs d’accusation qui pesaient contre lui, mais l’acquitte de celui de tentative de meurtre.

En février 2016, le promoteur écope d’une sentence de cinq ans de prison.

Ayant porté sa condamnation en appel, il est toujours en liberté.

Candappa fait également face à des accusations pour fraude en lien avec le projet de la tour Tysel, accusations déposées en 2014. Il est accusé de s’être enfui avec des millions de dollars remis en dépôt par des acheteurs. La cause est toujours judiciarisée.

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