Budget fédéral 2018: «négligent pour les finances publiques», croit la CCIRS

Budget fédéral 2018: «négligent pour les finances publiques», croit la CCIRS

«La situation économique du Canada ne doit pas permettre au gouvernement fédéral de baisser la garde sur des enjeux comme le retour à l’équilibre budgétaire», selon la FCCQ et la CCIRS.

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Le budget fédéral présenté mardi par le ministre de l’Économie Bill Morneau illustre «l’absence de volonté» du gouvernement fédéral pour résorber le déficit, selon la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Cette situation «nous rattrapera quand la conjoncture économique se détériorera, tôt ou tard», estiment les chambres de commerce.

«La situation économique du Canada ne doit pas permettre au gouvernement fédéral de baisser la garde sur des enjeux comme le retour à l’équilibre budgétaire, l’impact de la réforme fiscale américaine sur la compétitivité des entreprises canadiennes et l’incertitude liées aux négociations de l’ALENA, ont déclaré le président directeur-général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Stéphane Forget et la présidente de la CCIRS, Catherine Brault. Dans le contexte actuel, le gouvernement fédéral aurait été bien avisé d’envoyer un signal clair sur la manière dont il entend préparer l’économie canadienne face à la réforme fiscale américaine, afin de préserver la compétitivité des entreprises.»

Ils soulignent cependant que certaines mesures annoncées dans le budget fédéral comme l’investissement important en recherche et innovation constituent des «gestes structurants pour l’économie canadienne et positionnent les entreprises favorablement face à la concurrence mondiale et […] dénote un engagement à long terme en faveur de l’innovation».

De plus, les chambres accueillent favorablement la volonté du gouvernement du Canada de mettre en place des stratégies visant à faciliter le développement des compétences des femmes en affaires.

Équité fiscale

«Quant à la réforme de la fiscalité des sociétés privées, le gouvernement fédéral avait donné suite, cet automne, à un certain nombre de revendications des entrepreneurs, a affirmé Catherine Brault. Toutefois, en allant de l’avant avec sa modification du traitement fiscal des placements passifs, le ministre envoie un très mauvais signal, ce qui aura un impact sur la croissance des entreprises et ne manquera pas d’affecter négativement le réflexe entrepreneurial.»

La FCCQ et la CCIRS mentionnent également qu’elles demandent depuis plusieurs années au gouvernement d’établir une équité fiscale entre les fournisseurs de biens et services intangibles étranger et canadiens, comme pour les biens tangibles, ce qui est resté lettre morte selon-eux.

Les chambres de commerce donnent en exemple le cas Netflix qui est de leur avis «le plus spectaculaire exemple de l’approche néfaste préconisée par le Canada actuellement».

Les chambres soulignent que plusieurs États ont déjà adopté des mesures fiscales pour offrir aux entreprises un environnement compétitif et équitable à l’ère numérique.

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