Brossard met le projet de boutiques automobiles au DIX30 sur la glace

Brossard met le projet de boutiques automobiles au DIX30 sur la glace

La trentaine de concessionnaires automobiles du boul. Taschereau sont inquiets du projet d’implantation d’une boutique automobile au Quartier DIX30.

Le projet d’ouvrir des boutiques automobiles au Quartier DIX30, qui soulève l’inquiétude des concessionnaires automobiles du boul. Taschereau, a été mis sur la glace par la Ville de Brossard.

À la dernière séance du conseil municipal, en l’absence du maire Paul Leduc, la conseillère Doreen Assaad a fait cette précision devant des citoyens désirant poser des questions sur le sujet.

«On doit analyser la demande, creuser un peu plus et consulter les citoyens touchés, a indiqué la mairesse suppléante. Ce point a été retiré de l’ordre du jour, car un peu de discussions et de réflexion doivent être faits par rapport à ça.»

Une assemblée publique a déjà eu lieu le 7 octobre et à peine une dizaine de citoyens s’y étaient prononcés. Depuis, des concessionnaires automobiles, avares de commentaires, veulent bloquer le projet.

«Nous comprenons la frustration des concessionnaires du boul. Taschereau, car ils ont investi des millions de dollars dans leur concession, indique le porte-parole de la Corporation des concessionnaires automobiles de Montréal, Tamar Kantarjian. Les 30 concessionnaires ont des employés qui ont des familles. Un tel projet pourrait leur nuire.»

Les concessionnaires automobiles à qui nous avons parlé ont refusé de commenter ouvertement la question. Par contre, au moins deux travailleurs de l’industrie de l’automobile sont venus exprimer leurs inquiétudes devant le conseil municipal de Brossard.

«Le fait d’ouvrir une boutique automobile dans des locaux qui vont coûter moins cher constitue une compétition déloyale, a indiqué Sylvain Didier, qui affirme travailler dans le domaine de l’automobile depuis 35 ans. Je me mets à la place des propriétaires et j’ai peur. J’ai peur que vous créez un monstre! C’est ma crainte, et c’est tout simplement la crainte d’un père et d’un grand-père qui voudrait garder son emploi», a-t-il expliqué aux conseillers.

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