Brossard et le bannissement des sacs de plastiques

J’aimerais partager avec vos lecteurs quelques idées concernant le règlement de la Ville de Brossard bannissant les sacs de plastique et la réponse de l’Association canadienne des sacs de plastique (ACSP).

Les citoyens de Brossard ont élu des conseillers dont la responsabilité est de développer, étudier, débattre et adopter les règlements municipaux relatifs au développement de leur Ville et par définition, faire des choix, c’est discriminer une option au détriment d’une ou plusieurs autres.

De mémoire, nous n’avons jamais été consultés par l’industrie du plastique et l’ACSP concernant l’utilisation généralisée de sacs de plastique dans les commerces.

Dans les dernières années, au cours de voyages, j’ai eu l’occasion de constater de mes yeux le résultat pour l’environnement de l’utilisation de produits du plastique. Au Maroc, j’ai été étonné de constater que les champs et le désert peuvent être tapissés de sacs et de bouteilles de plastique. Au Nicaragua, j’ai vu une rivière traversant la ville de Granada à la couleur indescriptible et aux abords tapissés de sacs et de bouteilles de plastique. Lors d’une randonnée dans le parc de national de Kouchibouguac, au Nouveau-Brunswick, j’ai vu les berges d’une rivière tapissée de bouteilles et de sacs de plastique.

Les produits de plastique prennent au vent, flottent, se dégradent difficilement et donc, polluent massivement les écosystèmes maritimes et terrestres. C’est triste et c’est navrant.

J’ai connu, plus jeune, une époque où le sac de papier était la norme, et pourtant, c’est encore aujourd’hui un produit hautement dégradable, recyclable et encore disponible. Comme couple, nous sommes utilisateurs de sacs réutilisables qui durent plusieurs années et sont recyclables en fin de vie. Il existe d’autres alternatives que les sacs de plastique qui nous ont été imposés.

J’applaudis les choix des conseillers municipaux de Brossard lorsqu’ils favorisent un plus grand respect environnemental. La Ville devrait-elle être poursuivie par des fabricants de véhicules consommant de l’essence si elle décidait de se munir de véhicules électriques? Logiquement, poser la question c’est y répondre: NON, car c’est le principe de la démocratie de faire ces choix. L’ACSP n’a qu’à s’en prendre à elle-même concernant le déclin éventuel de son volume d’affaires; cette industrie avait la possibilité d’évoluer et de se recycler, comme toute autre industrie devrait le faire.

L’avenir de la planète Terre passe par une meilleure attitude des consommateurs, un plus grand respect de l’environnement et une responsabilisation individuelle et collective. Les meilleurs choix ne sont pas toujours évidents, mais en voulant passer par les tribunaux, le comportement de l’ACSP est simplement méprisant pour les citoyens.

Robert Turgeon

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