Bessette-Colette choisi, Gaudet substitut, Homsy retranché

Bessette-Colette choisi, Gaudet substitut, Homsy retranché

Geoffroy Collette-Bessette est le seul des trois Brossardois à avoir été sélectionné sur l’équipe qui représentera le Canada aux Jeux panaméricains

TORONTO. Les trois Brossardois qui faisaient partie des 20 joueurs toujours en lutte pour les 15 postes de l’équipe nationale de handball des Jeux panaméricains ont tous connu des sorts différents lors de la sélection.

L’ailier Geoffroy Bessette-Colette, 32 ans, sera de l’équipe, tout comme l’arrière de 26 ans Sylvain Gaudet, qui agira comme 1er substitut et adjoint à l’entraîneur. Le gardien Ryan Homsy, 38 ans, a quant à lui été supplanté par un Albertain en pleine ascension.

Les trois vétérans ont appris la nouvelle le 14 juin, après un ultime camp de sélection de trois jours contre l’équipe française de Besançon, en recevant un courriel de l’entraîneur-chef Jean-François Grimala, ancien entraîneur du club Champlain de Brossard.

Ce dernier a été franc avec le Brossard Éclair. «C’est un des plus gros tournois de l’histoire du Canada. Nous avons même une chance d’obtenir une participation pour les Jeux olympiques. Il n’était pas question de faire de la politique ou de me laisser aller aux sentiments. C’était la performance qui décidait. Pour Homsy, ça été assez facile; le jeune gardien Albertain Lyndon Suvanto lui a été supérieur et il méritait la place avec Jonathan Leduc.»

Bessette-Colette avait l’avantage d’être le seul ailier droit gaucher et d’être un vétéran pouvant guider les jeunes. «Mais encore fallait-il qu’il soit en forme. Il l’a nettement prouvé et il a assumé son leadership au dernier camp. Il a amplement mérité sa place. Pour ce qui est de Gaudet, ma décision de le retrancher a été la plus difficile de mes 35 ans de carrière d’entraîneur et je le lui ai dit. Il est victime des circonstances. J’ai fait le choix d’avoir quatre ailiers, ce qui laissait trois places pour des arrières. D’autres critères ont fait la différence. Par contre, il sera notre 1<+>er<+> substitut et sera adjoint à la vidéo et aux statistiques à Toronto. Il est tellement populaire au sein du groupe de joueurs que tous sont ravis.»

Bessette-Colette comblé

Geoffroy Bessette-Colette se dit très content de sa sélection. «Moi qui ai participé à deux Jeux panaméricains (2007 et 2011), c’était une dernière tentative. Je réalise pleinement la chance que j’ai. Quand j’avais 22 ans, je me trouvais éternel, mais maintenant, je réalise le privilège que j’ai. Grâce justement à un programme d’entraînement conçu par Sylvain Gaudet, j’ai dû travailler beaucoup plus longtemps pour atteindre la même forme qu’avant.

«Je perds mon partenaire Ryan Homsy qui, comme moi, avait pris ce dernier pari il y a 4 ans, poursuit-il. Ç’aurait été ses 4es Panaméricains. Mais il a pris la mauvaise nouvelle comme un gentleman, reconnaissant que Lyndon avait fait un excellent travail et que ce choix servira la cause du Canada. C’est tout à son honneur.»

Bessette-Colette est aussi prêt à assumer son leadership auprès des jeunes de l’équipe. «Je connais toutes les distractions qui nous entoureront aux Panaméricains et les émotions ressenties à la suite de victoires ou de défaites. Je serai l’un de ceux qui aideront l’équipe à rester centrée sur la tâche quand les situations l’exigeront, surtout que nous avons une réelle chance d’aller aux Olympiques.»

Sylvain Gaudet résilient

Sylvain Gaudet avait lui aussi investi beaucoup de son temps pour être de l’équipe nationale et c’est la mort dans l’âme qu’il a d’abord appris qu’il n’en ferait pas partie.

«C’est sûr que ce fut une immense déception car les Jeux panaméricains sont un grand événement. Mais j’ai la chance d’avoir plusieurs projets dans ma vie et dès le lendemain de l’annonce, j’étais à un tournoi de golf pour la Fondation de l’Alliance sports-études et je remettais déjà les choses en perspective. J’ai encore la passion du jeu et je suis encore jeune à 26 ans. J’aurai peut-être une belle aventure dans quatre ans.»

L’invitation de l’entraîneur Grimala est venue plus tard. «J’aurais pu refuser par orgueil, mais ça ne m’est pas venu à l’idée. Si quelqu’un se blesse jusqu’à 48 heures du début de la compétition, je pourrais avoir une chance de jouer et le rôle d’adjoint avec l’équipe ne pourra m’apporter que du bien. Je vivrai quand même avec mon groupe à Toronto, alors j’y vais en regardant en avant. Pas question non plus de douter des décisions de Jean-François; il avait ses raisons, il a été nommé pour prendre des décisions et il a besoin de notre appui pour que nous soyons à notre meilleur à Toronto», conclut-il.

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