Austyn Hardie n’est pas inquiet pour l’avenir de Jonathan Drouin

Austyn Hardie n’est pas inquiet pour l’avenir de Jonathan Drouin

Austyn Hardie n'a que de bons souvenirs de Jonathan Drouin et ne s'inquiète pas pour l'avenir de son ex-coéquipier.

DISCIPLINE. S’il y a un hockeyeur bien placé pour éviter les jugements sur l’attaquant Jonathan Drouin, suspendu depuis le 20 janvier par le Lightning de Tampa Bay, c’est bien le défenseur Austyn Hardie.

Le hockeyeur de Brossard, maintenant joueur universitaire à Halifax après avoir terminé sa carrière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, était arrivé chez les Mooseheads d’Halifax en même temps que Drouin, en 2011-12. Il a passé trois saisons avec l’athlète de Sainte-Agathe-des-Monts, marquées par la conquête de la Coupe Memorial en 2013, avant que Drouin ne soit repêché au 1er tour (3e au total) par le Lightning de Tampa Bay. Depuis, Drouin n’a joué que partiellement avec le Lightning, obtenant 40 points, dont 6 buts, en 89 parties. Les choses ne tournaient pas rond entre Drouin et l’entraîneur Jon Cooper, et l’agent de Drouin en a rajouté. Il a d’abord rendu publique une demande de transaction faite par son client et, après que Drouin ait été envoyé au Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine, a conseillé à son protégé de rater le match du 20 janvier pour éviter une blessure. Le directeur général du Lightning, Steve Yzerman, ne l’a pas pris et Drouin n’a plus joué, suspendu sans salaire. Depuis, les rumeurs de transactions concernant Drouin se multiplient.

Un coéquipier modèle

Austyn Hardie a évidemment suivi de près cette saga, mais évite tout jugement.

«Ce qui arrive à Jonathan est malheureux. Je suis certain qu’il n’aurait pas voulu que les choses se passent comme ça. Ce n’est pas son genre. Une carrière au hockey est courte et c’est délicat de jouer son avenir à 20 ans. Des erreurs ont été commises dans ce dossier, mais tout ce que peut faire Jonathan maintenant est de regarder en avant et de trouver son bonheur, que ce soit avec le Lightning ou ailleurs.»

Hardie n’est pas inquiet pour son ex-coéquipier. «Peu importe avec qui il jouera, Jonathan est un joueur d’une qualité exceptionnelle et Steve Yzerman, un connaisseur, sera patient et ne fera pas de cadeau avec un 3e choix au repêchage.»

Il n’appuie pas les dénigreurs de Drouin. «Pendant les 3 ans où j’ai joué avec lui, c’était un coéquipier très agréable, autant sur la patinoire que dans le vestiaire. Il a toujours été exigeant envers lui-même et toujours l’un des plus intenses aux entraînements. Il voulait toujours s’améliorer. Un tel joueur, avec tant de volonté, doit être frustré de ne pas jouer à la hauteur de ses aspirations. C’est beaucoup plus une qualité qu’un défaut», dit-il.

Du jeu physique qui plaît à Hardie

Hardie, un défenseur défensif de 6’1’’ et 198 lb qui évoluait contre les meilleurs trios adverses avec les Mooseheads joue maintenant pour les Huskies de l’Université St. Mary’s d’Halifax, dans la Ligue universitaire de l’Atlantique. Son équipe était au 3e rang des 8 équipes avec 20 victoires en 28 parties. Il y est heureux comme un roi.

«Je n’en reviens pas comment c’est une ligue beaucoup plus physique et rapide qu’au junior majeur. Je suis un des plus petits joueurs de l’équipe! Le classement est serré et le jeu est extrêmement intense, une situation que j’aime. Avec un calendrier allégé, les joueurs ont toute leur énergie à chaque match. Ça frappe dur, mais il n’y a pas de bagarre; si quelqu’un se bat, il est suspendu pour au moins un match et comme nous n’en jouons que 33, personne ne veut en rater un! Ça amène cependant plus de coups vicieux.»

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