Apaiser le stress post-traumatique en pratiquant la pêche à la mouche

Apaiser le stress post-traumatique en pratiquant la pêche à la mouche

À Québec

RÉHABILITATION. Depuis cinq ans, à Québec, le projet les Eaux curatives par la pêche à la mouche permet aux soldats actifs et aux vétérans ayant un trouble de stress post-traumatique de vivre des moments de calme et de chasser l’anxiété. Une amoureuse de ce sport souhaite reprendre ce projet à l’autre bout de la 20, à Brossard.

Il n’y a peut-être pas d’études scientifiques qui le prouvent, mais les effets bénéfiques de la pêche à la mouche sur les soldats qui vivent avec un tel problème sont bien réels. Les témoignages des participants publiés sur le site web du projet de Québec en donnent une belle démonstration.

«C’est la seule chose qui me permet de faire le vide complètement et de chasser les idées noires et la déprime», peut-on lire. Ou encore «Vous avez changé ma vie et je peux même dire que vous m’avez sauvé. […] Grâce à vous, j’ai pu participer à d’autres activités, car je ne me sens plus jugé».

Activité populaire

La filiale francophone de Project Healing Waters Fly Fishing Canada est arrivée à Québec en 2011. L’activité comprend quatre séances sur la confection de mouches, des ateliers pour apprendre à manier la canne à pêche, puis une sortie en lac ou en rivière.

L’engouement pour cette activité visant la réadaptation des militaires ayant vécu des blessures physiques ou psychologiques laisse croire à la Brossardoise Danièle Beaulieu, désignée présidente pour le secteur, que l’expérience connaîtra aussi un fort succès sur la Rive-Sud.

«À chaque séance là-bas, il y a toujours de nouveaux participants qui s’ajoutent. J’ai déjà commencé à en parler et je reçois des demandes de militaires qui veulent s’inscrire», expose Mme Beaulieu. Elle tiendra une séance d’information le 1er avril, à 11h, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

L’activité, qui pourrait débuter le 6 avril, se tiendra dans les locaux de la Légion royale canadienne de Brossard. Le lieu de la pêche, à proximité, reste à déterminer. Des soldats de la région, que ce soit Saint-Jean, Long Point ou Farnham, sont invités à venir tenter l’expérience. 

Seuls les militaires qui ont reçu un diagnostic de trouble de stress post-traumatique sont cependant acceptés. «Mais les conjoints et conjointes peuvent aussi participer s’ils le désirent. On sait que ça peut aussi être très difficile pour eux.»

Le programme à but non lucratif, actuellement à la recherche de commanditaires, fournit aux soldats tout l’équipement nécessaire et n’exige aucun frais aux participants.

Contact avec la nature

Danièle Beaulieu est une passionnée de pêche à la mouche depuis 16 ans. Le calme et le contact avec la nature sont sans doute les éléments «curatifs» dans cette activité, selon elle.

«Tu n’as aucun stress; tu es totalement avec la nature. Tout ce que tu as à penser, c’est où se trouve le poisson, quelle mouche présenter, quelle technique utiliser. Tu te retrouves complètement déconnecté du quotidien. Pour le soldats, c’est comme un médicament», illustre-t-elle.

Les rencontres permettent également de contrer l’isolement et de réduire l’anxiété.

La séance d’information se tiendra le 1er avril, à 11h, au 320, boul. du Séminaire Nord, à Saint-Jean-sur-Richelieu (local 112). Pour plus d’informations: 450-656-8587 ou danielebeaulieu@hotmail.com. 

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