Antoine Assaf croit que la Ville est allée trop vite

Antoine Assaf croit que la Ville est allée trop vite

Schéma du futur complexe aquatique

Crédit photo : Archives - Brossard Éclair

Octroi de contrat du complexe aquatique

Le conseiller de l’opposition Antoine Assaf a exprimé son désaccord avec le processus d’octroi du contrat de surveillance du chantier du complexe aquatique accordé en octobre. Il a jugé le tout trop rapide, car Brossard doit désormais approuver des coûts additionnels à un projet déjà onéreux.

Lors de la séance du 5 décembre, les conseillers ont dû voter pour l’approbation des avenants – ajouts au contrat initial – dans la construction du complexe aquatique. Antoine Assaf est le seul conseiller à s’y être opposé.

«On aurait pu prévoir cela à l’avance et l’inclure dans l’appel d’offres qui a eu lieu le 5 octobre, a constaté M. Assaf. Mais on est allé trop vite dans ce dossier et on retrouve déjà des avenants avant le commencement des travaux. On parle de 46 000$ sur un contrat d’à peu près 100 000$. Je trouve que c’est un peu abusif. Je ne suis pas à l’aise de voter en faveur.»

Le conseiller Michel Gervais a pour sa part assuré entendre le propos de M. Assaf, mais a précisé qu’il aurait un malaise à empêcher cette partie du contrat, comme il n’était pas présent lors de la décision prise en d’octobre. «Le projet doit voir le jour et les fondations doivent être solides», a-t-il souligné.

Antoine Assaf a précisé à ses collègues qu’il n’était pas contre la supervision des travaux, mais plutôt contre le processus d’octroi du contrat.

La mairesse Doreen Assaad a mentionné que la recommandation de surveiller la mise en place des fondations avait préalablement été faite par la firme ABS en 2016, après une analyse.

«Il y avait une mention de l’importance de cette supervision, a clarifié Mme Assaad. Cependant, la compagnie Cima a élaboré le plan sans mise en garde qu’il fallait se préoccuper de cela.»

«ABS a continué d’insister. La Ville a pris le recul nécessaire pour déterminer qu’il fallait faire cette correction rapidement. Nous n’avons pas le choix et le conseil doit autoriser les avenants», a-t-elle ajouté, approuvant toutefois le débat pertinent que le point a soulevé chez les membres du conseil.

La Ville fera donc appel à un service de laboratoire pour le contrôle des vibrations et des activités lors du battage des pieux, élément dont l’appel d’offres ne tenait pas compte lors de l’octroi du contrat en octobre.

La firme ABS offrira le service pour un montant de 32 836,86$ et effectuera la mise en place, la supervision et le contrôle pour 13 441,96$. La valeur totale des avenants atteint près de 46 300$.

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