Anthony Kavanagh revient à la maison

Anthony Kavanagh revient à la maison

Anthony Kavanagh présente Showman à L’Étoile Banque Nationale le 16 mars, le 27 avril et le 16 octobre.

Crédit photo : Gracieuseté

ENTREVUE. Après 20 ans d’un succès retentissant de l’autre côté de l’Atlantique, Anthony Kavanagh a regagné son Québec natal. Et depuis février, il sillonne la province avec son spectacle Showman.

En entrevue avec le Brossard éclair, l’humoriste revient sur la carrière florissante qui l’a mené de Longueuil à Paris.

Voir aussi : Anthony Kavanagh : souvenirs et ascension d’un gamin de la Rive-Sud

Durant ces deux décennies, Anthony Kavanagh aura principalement vécu et évolué en France, où il jouit d’une belle notoriété. L’été dernier, le célèbre humoriste a néanmoins décidé de quitter la Suisse, où il résidait depuis 2014 avec sa conjointe et ses deux enfants, pour poser ses valises à Montréal. Il souhaite ainsi «revenir à la maison» tout en continuant de faire le pont entre le Québec et la France.

Retour au bercail

Depuis quelques mois, l’humoriste se “refamiliarise” avec la vie dans la métropole québécoise, dont il apprécie «le dynamisme, l’ouverture et le nouveau visage multiculturel». Il doit cependant composer avec l’étiquette de l’artiste qui a fait carrière en Europe.

«On m’attend plus qu’un autre sur le plan humoristique, explique celui qui est également acteur, chanteur et animateur. Même si j’ai toujours un super accueil des médias quand je reviens au Québec, ils sont plus critiques et sévères avec moi. Et c’est normal, je suis parti longtemps… On se demande toujours “Est-ce qu’il est devenu Français? Est-ce qu’il va encore nous comprendre?” Je n’ai pas intérêt à me rater sur les références québécoises. On ne me laisse rien passer.»

Avec l’adaptation de Showman, qui a tourné dans différents pays de la francophonie depuis 2015, il compte bien renouer avec son public québécois.

«Il y a la nouvelle génération qui apprend à me connaître ou qui m’a découvert avec la campagne publicitaire pour Les Fromages d’ici, illustre l’humoriste, qui y joue avec autodérision “le porte-parole français”. Puis, il y a les fans qui me suivent depuis les débuts et que je retrouve avec beaucoup de plaisir. Je suis un peu le vieil ami qui est de retour.»

100% Kavanagh

À bientôt 50 ans, Anthony Kavanagh explique avoir voulu se dévoiler davantage sur scène.

«Dans ce spectacle, il y a un côté plus philosophique et réfléchi que le public connait moins. Je réunis tout ce que je suis, je me livre complètement.» – Anthony Kavanagh

«Un jour, ma femme m’a dit qu’elle aimerait voir son homme sur scène, celui qu’elle connait à la maison, confie l’artiste aux multiples talents. Il y avait une partie de moi qui ne s’exprimait pas sur scène. Dans ce spectacle, il y a un côté plus philosophique et réfléchi que le public connait moins. Je réunis tout ce que je suis, je me livre complètement. Il y a de l’énergie, des blagues, de la réflexion, de la musique; je raconte des moments intimes de ma vie et on passe par toutes les émotions… En fait, c’est un peu les montagnes russes, à l’image de la vie finalement.

Dans Showman, l’artiste met en scène sa propre mort et se retrouve face à de nouvelles âmes qui vont se réincarner – le public. Il va alors leur raconter sa vie terrestre, leur donner des conseils et, à la manière d’un jeu, leur proposer son mode d’emploi pour «être humain».

Et ce concept original séduit les publics puisque le spectacle affiche complet à chaque présentation.

«Pour tenir devant le public, il faut être authentique, mais aussi être intéressant, drôle, tout en maintenant le rythme et en modulant sa voix tout le temps, ajoute-t-il. Émotionnellement, ce spectacle me demande beaucoup d’énergie. Je parle notamment de la mort de mes parents et j’y retourne chaque soir, comme si j’y étais…»

S’ancrer

«Au départ, on a l’arrogance de la jeunesse, on a la tête haute en regardant vers le ciel. Et graduellement, comme la fleur dont la tête devient plus lourde, on regarde vers le sol: on prend en humilité.» – Anthony Kavanagh

Souvent entre deux avions, trains ou voitures, Anthony Kavanagh évoque le rythme effréné qu’il vit depuis plusieurs années et la nécessité de se recentrer. Victime d’une embolie et d’un infarctus pulmonaires à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, au mois de décembre, l’humoriste a été contraint de s’immobiliser.

Aux prises avec l’apnée du sommeil depuis plusieurs années, il est notamment devenu le porte-parole de l’Association pulmonaire du Québec (APQ).

L’humoriste envisage désormais de rester au moins quelques années au Québec. En parallèle de sa tournée qui se déroulera jusqu’à la fin de l’année, il souhaite profiter de sa famille, retrouver un peu de simplicité et prendre le temps de réfléchir à ses futurs projets.

Anthony Kavanagh présentera Showman à L’Étoile Banque Nationale le 27 avril et le 16 octobre.

Rens.: http://www.letoilebanquenationale.ca/spectacle/showman

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