Allaitement: un projet du territoire reçoit un prix d’innovation clinique

Allaitement: un projet du territoire reçoit un prix d’innovation clinique

Le projet repose sur le constat que ce sont les nouveau-nés de prématurité tardive qui reçoivent le plus souvent des suppléments de préparation commerciale pour nourrisson.

Crédit photo : Archives - Le Brossard Éclair

Le projet Conduite pratique de l’allaitement maternel du nouveau-né prématuré de 32 à 36 semaines a récemment reçu le prix Innovation clinique Banque Nationale 2018 de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de la Montérégie (ORIIM).

L’outil clinique permet aux intervenants de bien soutenir la mère qui allaite, de prévenir et de détecter les tétées inefficaces, d’observer la maturité de succion du nouveau-né et de s’assurer que celui-ci reçoit un apport suffisant en lait. Il vise tout particulièrement à améliorer le taux d’allaitement des nouveau-nés de prématurité tardive et propose les meilleures méthodes afin que la mère amorce et maintienne de façon optimale sa production lactée.

Le projet repose sur le constat que ce sont les nouveau-nés de prématurité tardive qui reçoivent le plus souvent des suppléments de préparation commerciale pour nourrisson. Le grand défi est qu’ils sont pris en charge comme des nouveau-nés à terme, alors qu’ils sont les plus à risque d’avoir une jaunisse prolongée et sévère, parce qu’on soupçonne moins leur immaturité.

L’allaitement répond aux besoins nutritionnels, immunologiques et affectifs et contribue à réduire le risque et la sévérité des maladies chez l’enfant. Avec l’implantation de l’outil de suivi, le taux de nouveau-nés de 32 à 36 semaines recevant des suppléments pour nourrisson est passé de 39% en 2014-2015 à 8% en 2016-2017.

Le projet, axé sur le travail de collaboration entre l’infirmière, la consultante en lactation et le médecin, a pour effet de sensibiliser davantage les intervenants à l’importance du lait maternel pour les prématurés et d’adopter des pratiques qui favorisent le développement de l’enfant, telles que le bain emmailloté et le contact peau à peau.

(Source: Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Est)

 

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