Abdel-Rahman Hosny, premier entraineur du soccer mineur à Brossard

Abdel-Rahman Hosny, premier entraineur du soccer mineur à Brossard

Abdel-Rahman Hosny a donné plusieurs de ses souvenirs à ses enfants

SOCCER. Abdel-Rahman Hosny, 81 ans, a vécu deux chapitres importants en soccer au cours de sa vie, l’un à plus de 9000 kilomètres de l’autre.

:Abdel-Rahman Hosny a été gardien de but de l’équipe nationale de soccer d’Égypte dans les années 50, comme en témoignent ses photos noir et blanc où il plonge pour stopper le ballon rond. Il était aussi membre d’une formation prestigieuse à l’époque, l’Olympique d’Alexandrie.

Presque 20 ans plus tard, il est devenu le premier entraîneur de soccer de Brossard. Avec ses deux complices, le Portugais Edward Gasper et le Grec Pavlo Vlahopoulos, ils ont mis le soccer sur la mappe de la ville.

D’Alexandrie à Brossard

«J’ai réussi à faire l’équipe nationale d’Égypte vers 1955, mais mes matchs avec l’Olympique me remplissaient aussi de fierté, raconte Abdel-Rahman Hosny au Brossard Éclair. Je jouais régulièrement mais une appendicite, qu’on ne traitait pas rapidement à l’époque, m’a tenu loin du gazon pendant un bon bout de temps. Plus tard, quand j’ai repris mon poste, il y a eu un changement d’entraîneur, comme ça arrivait souvent, et le nouveau, un Hongrois, avait une autre vision et s’est tourné vers de nouveaux joueurs.»

En 1965, M. Hosny a quitté l’Égypte pour Montréal, afin de rejoindre des membres de la famille de sa conjointe Carmen.

«Nous nous sommes installé dans Parc Extension, à Montréal, et très tôt, des équipes italiennes me faisaient des offres. Nous sommes ensuite déménagés à Brossard en 1973 pour élever notre famille et j’avais le goût de faire vivre le soccer aux jeunes.»

M. Hosny a ainsi dirigé une première équipe midget (14-15 ans) en 1975, dans laquelle évoluait son fils aîné, Hisham, qui a 56 ans aujourd’hui. Hisham lui a succédé en 1985 et a dirigé son frère cadet Hossam jusqu’à un championnat provincial et une participation à un championnat canadien en Colombie-Britannique.

«Ce furent de belles années. Il y avait tant à faire apprendre, mais nous étions des passionnés et formions une belle communauté. Mais quand les institutions de soccer sont devenus plus politisées, je suis passé à autre chose, comme la pêche en Floride.»

Canadiens, Dolphins et Blue Jays dans sa mire

Mais le sport est toujours dans le sang d’Abdel-Rahman Hosny.

«Arrivé au Canada, j’ai très vite apprécié le hockey, un sport spectaculaire et rapide. Jean Béliveau, Gump Worsley, John Ferfuson le bagarreur, Yvan Cournoyer le roadrunner… J’avais même un membre de la famille qui priait à chaque match pour que le Canadien gagne.»

Carmen, pourtant réservée, ne peut s’empêcher de rire.

M. Hosny a aussi de beaux souvenirs des Jeux olympiques de Montréal, en 1976. «Étant pantouflard, j’ai préféré regarder les matchs de soccer chez moi, mais j’ai reçu à Brossard de nombreux membres de la délégation générale de l’Égypte qui savaient que j’étais rendu ici, grâce à la parution d’articles dans les journaux. Ce furent des moments très spéciaux pour nous.»

Aujourd’hui, une tradition familiale est de regarder les matchs de football des Dolphins de Miami avec son fils, un fan inconditionnel de l’équipe floridienne. «Mais me voilà aussi dans le baseball à surveiller les Blue Jays de Toronto!»

Sportif un jour, sportif toujours, même à 9000 kilomètres de sa terre natale!

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