À la découverte du futsal

À la découverte du futsal

L’année dernière, la ligue de futsal régionale de la Rive-Sud comptait 10 équipes, 6 masculines et 4 féminines.

Crédit photo : Gracieuseté

DISCIPLINE. Plusieurs ont déjà entendu parler du futsal, mais rares sont ceux qui connaissent tout de ses règlements. Avec la saison qui s’entamera en octobre dans les gymnases du Québec, Le Courrier du Sud a jugé bon de faire découvrir à ses lecteurs ce sport dérivé du soccer.

«Le futsal est un sport qui part à la base du soccer, indique le coordonnateur du futsal de l’Association régionale de soccer de la Rive-Sud (ARSRS) Antonio Martinez. Mais il y a des règlements très différents.»

Un match est divisé en deux demies de 25 minutes en temps continu.

Il s’agit d’un sport qui se joue en gymnase; seulement 5 joueurs de chaque équipe sont sur la surface de jeu. Le ballon utilisé est plus petit qu’un ballon de soccer et rebondit moins. Les buts sont également plus petits.

Évidemment, un gymnase étant plus petit qu’un terrain de soccer, le jeu est plus rapide.

«Ce sont les capacités techniques du joueur qui font la différence dans le jeu. C’est exigeant physiquement pour les joueurs, surtout dans les hauts niveaux. Les espaces sont plus restreints», relève Antonio Martinez.

Les arbitres doivent par ailleurs participer à une formation précise sur le futsal parce que «les règlements et les mouvements sont très spécifiques».

Un sport méconnu
Le futsal existe depuis très longtemps, mais «est plutôt méconnu au niveau compétitif. Les gens pensent surtout au soccer», souligne Antonio Martinez.

«Le futsal se joue dans les écoles depuis plusieurs années. Dans les régions, ça fait déjà 6 ou 7 ans qu’il y a des ligues à travers le Québec. On le voit souvent comme un sport d’école, mais il se joue aussi au niveau collégial», ajoute-t-il.

De plus en plus de gens commencent à découvrir l’aspect compétitif du sport.

«Au cours des dernières années, tout le monde, dont la Fédération de soccer du Québec, a fait des efforts. La Première ligue de futsal du Québec (PLFQ) a été créée. Donc, ça commence à devenir de plus en plus important. L’année dernière, l’inscription des équipes a été très rapide. L’intérêt est là.»

Plusieurs clubs de soccer de la Rive-Sud ont pris l’initiative de mettre sur pieds des ligues locales de futsal. C’est le cas par exemple du Club de soccer de Saint-Lambert.

«J’y ai participé l’année dernière et c’est très bien organisé. C’est du bon futsal et les terrains sont adéquats. Le Club de Roussillon s’est aussi organisé une ligue de futsal juvénile avec l’aide de quelques écoles. Ça commence à créer des offres pour jouer au futsal.»

Il faut toutefois garder en tête qu’il est nécessaire d’avoir 17 ans pour jouer au futsal dans la PLFQ ou dans les ligues régionales, sauf autorisation parentale et avis du médecin, tel que le stipulent les règlements de la Fédération de soccer du Québec.

Les jeunes peuvent jouer au futsal à l’école, avec le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Sur la Rive-Sud
La ligue de futsal de l’ARSRS entamera sa quatrième saison l’hiver prochain. À ses deux premières années, elle a accueilli 8 équipes, alors que ce chiffre est monté à 10 – 6 masculines, 4 féminines – lors de la troisième année. Chacune des formations compte environ une quinzaine de joueurs.

Une saison de futsal débute normalement en octobre et se termine en avril. Chaque équipe des ligues régionales lutte pour participer à la Coupe du Québec de futsal, où elles ont la chance de se mesurer à des équipes de la ligue provinciale.

Selon les dires d’Antonio Martinez, les équipes de futsal de la Rive-Sud sont majoritairement des équipes de soccer de haut niveau qui souhaitent s’entraîner pendant l’hiver.

«D’une ligue régionale à l’autre, la situation est très différente. Par exemple, notre ligue de futsal est principalement pour les équipes de haut niveau. Lorsque le soccer d’été se termine, les bons joueurs n’ont pas assez d’options pour jouer dans les hauts niveaux pendant l’hiver, alors la ligue de futsal leur offre la possibilité de garder leur équipe ensemble, de jouer dans du bon calibre et de se garder en forme pour retourner au soccer l’année suivante», explique M. Martinez, qui est aussi registraire régional et commis à la compétition de l’ARSRS.

Il faut dire que la Rive-Sud est dans une situation différente des autres régions; elle compte trois centres intérieurs (Haut-Richelieu, Varennes et Longueuil), qui lui ont permis de développer une ligue de soccer d’hiver pour les juvéniles.

«Certaines régions n’ont pas de centre intérieur, donc ils jouent dans des gymnases, et dans les gymnases c’est du futsal que l’on joue. Ils développent des ligues de futsal compétitives très importantes. Nous voulions aussi développer notre ligue de futsal, mais ça va prendre du temps parce que nous nous concentrons sur notre ligue d’hiver qui a gagné en prestige», conclut le coordonnateur de l’ARSRS.

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