Université Simon Fraser: le coureur élite Louis-Carlos Vargas adore son expérience à Vancouver

Université Simon Fraser: le coureur élite Louis-Carlos Vargas adore son expérience à Vancouver

Louis-Carlos Vargas participe à différentes épreuves pour l’université Simon Fraser, dont le 800 mètres et le cross-country.

Crédit photo : Gracieuseté

Participer régulièrement à des compétitions de la NCAA (National Collegiate Athletic Association) un peu partout aux États-Unis, sans frais, tout en étudiant à l’université Simon Fraser de Vancouver, où il a récemment accédé à un excellent programme d’administration. Louis-Carlos Vargas vit le meilleur de deux mondes dans le doux climat bordant l’océan Pacifique.

Celui qui a marqué l’histoire des Jeux du Québec pour la Rive-Sud dans les épreuves de demi-fond – 400, 800 et 1200 mètres – avec cinq médailles dont trois d’or, deux records provinciaux cadets et deux records des Jeux en 2012 côtoie régulièrement les meilleurs athlètes étudiants et civils de l’Ouest de l’Amérique du Nord tout en recevant une excellente éducation.

À la 3e année de son programme d’études de cinq ans, le coureur de 20 ans a même eu un choc lorsqu’il a renoué avec notre climat sibérien pendant la période des Fêtes, alors qu’il visitait les siens à Brossard.

Seattle, Boston, la Californie…

Le 26 janvier, à Seattle, dans l’État de Washington, Vargas a couru le 4 X 800 mètres avant de prendre part le lendemain à une épreuve prisée des Américains, le mile – prononcé à l’anglaise –, l’équivalent du 1600 mètres, qu’il a terminé en 4min 16s. Il comptait faire beaucoup mieux la fin de semaine dernière, lors d’une autre compétition très populaire à Boston. Le rêve de tout coureur américain est de terminer l’épreuve en dessous des 4 minutes.

«C’est exigeant comme horaire mais j’ai la chance de voyager partout aux États-Unis, avec avion et hôtel payés, et de côtoyer l’élite de l’athlétisme étudiant, raconte Vargas au Brossard Éclair.Nous sommes la seule institution canadienne à faire partie de la NCAA division 2. Notre but est d’aider l’Université à se classer pour les Nationaux dans le plus d’épreuves possibles. Nous sommes dans une division très relevée, regroupant entre autres la Californie, l’État de Washington et l’Oregon. Ça nous joue parfois des tours. À l’automne, je faisais partie d’une excellente équipe qui a terminé 3e en cross-country, ex aequo avec une autre institution. Mais nous n’avons pas été classés pour les Nationaux alors que nous étions nettement meilleurs que des institutions d’autres divisions. Des ajustements seront faits pour éviter ce genre de problème à l’avenir. Mais en général, je ne vis que des choses positives», se réjouit-il.

Apprécier les différences

Avec beaucoup de cours académiques à ses deux premières années générales d’études, il n’a pas eu tout le temps voulu pour s’entraîner.

«Mais depuis mes débuts spécialisés en administration, j’ai plus de temps et je viserai de meilleurs chronos. Notre circuit a les défauts de ses qualités, explique-t-il. Comme nous sommes souvent en compétition – un peu comme les athlètes professionnels –, nous devons souvent performer au détriment de l’entraînement régulier, contrairement au Québec, où nous faisons une longue préparation pour un événement majeur précis. Mais je m’adapte et je vise progresser pour la deuxième moitié de mes études.»

Son choix d’aller à l’université Simon Fraser a été influencé par d’autres athlètes québécois qui ont fait comme lui.

«Je suis bien ici et je me suis fait un nouveau réseau. Mais parfois, ma famille et mes amis me manquent. Je ne peux pas dire que je préfère une ville ou l’autre entre Montréal et Vancouver. Les spectacles et les soirées sont imbattables à Montréal, alors que le plein-air, le climat et la nature sont exceptionnels ici. Chacune a ses particularités à apprécier. Je n’ai aucune idée où j’habiterai après mes études; tout dépendra de ma vie d’athlète ou de travailleur. Le temps dictera les choses», conclut-il.