The Franklin Electric: briser les limites et créer sa propre liberté

The Franklin Electric: briser les limites et créer sa propre liberté

The Franklin Electric sera de passage au Club du Quartier DIX30 le 9 novembre.

Crédit photo : Gracieuseté

Difficile d’apposer une étiquette au groupe montréalais The Franklin Electric. Avec son style musical unique fusionnant piano, guitare et trompette ainsi que la voix et les paroles de l’auteur-compositeur-interprète Jon Matte, la réputation du groupe dépasse maintenant les frontières du Québec et du Canada.

Marchant dans les traces des groupes montréalais qui connaissent du succès à l’international comme Arcade Fire et Half Moon Run, The Franklin Electric s’est entre autres arrêté à Berlin, Amsterdam, Lausanne, Paris, Londres, Copenhague, Melbourne et Sydney au cours de la dernière année. Il entame présentement une série de spectacles au Québec et en Ontario et sera de passage au Club DIX30 le 9 novembre.

Le Brossard Éclair s’est entretenu avec le leader du groupe, Jon Matte, qui pose ses valises chez un couple d’amis de Brossard lorsqu’il est de passage dans le coin.

«Je suis tellement en tournée et partout à la fois, mais mes meilleurs amis habitent à Brossard et je suis le parrain de leurs enfants. C’est comme ma petite famille», explique Jon Matte.

Moins introspectif

Avec le deuxième album Blue Ceilings, Jon Matte flirte à la fois avec la mélancolie et l’euphorie. Affirmant qu’il s’agit d’un album beaucoup moins introspectif que This Is How I Let You Down, le groupe réussit à allier diverses influences en créant son propre style.

Difficile pour l’auteur-compositeur-interprète de d’écrire sa musique en quelques mots, mais il s’est tout de même risqué. «C’est un mélange d’indie-rock, de folk et de pop.»

«Chaque fois que j’écoute de la musique ou une playlist, il y a des émotions et des vibes qui restent avec moi. Tout ça ressort lors de l’écriture et de la composition», précise-t-il.

Auteur solitaire, Jon Matte s’assure d’être le plus souvent possible dans son studio, l’endroit où il se sent le plus inspiré.

«Je suis un peu comme une machine obsédée, j’écris, j’écris, j’écris. Quand j’ai une bonne idée, ça devient comme une obsession pour moi. Je ne suis pas toujours inspiré, mais au moins, je suis là. Des journées où il n’y a rien qui sort, ça arrive.»

Briser les limites

Blue Ceilings a été créé entre les tournées du premier album. Ce processus qui n’a pas facilité la tâche de Jon Matte a tout de même permis au groupe d’imprégner ce deuxième album de différentes émotions, dépendamment des villes où il avait joué avant d’enregistrer.

«Les chansons deviennent comme des photographies, décrit l’auteur-compositeur-interprète. Le titre de l’album fait référence aux limites que nous nous imposons. On crée ses propres barrières et on vit strictement dans les guides qui nous sont imposées. Parfois, il faut briser et casser les limites et créer sa propre liberté.»

Une chanson qui va au-delà des frontières

Jon Matte prend conscience de toute l’ampleur de ses mots et de sa musique lorsqu’il entame la chanson It’s Taking You sur scène. Peu importe le pays ou la langue d’origine des spectateurs, la réaction est toujours la même. «C’est le silence total.»

«On peut entrer dans une salle, tout le monde parle et personne n’écoute, et on commence avec cette chanson et je sais à quel moment il va avoir un grand silence dans la salle. Cette chanson a l’effet d’une vague sur le public. C’est vraiment une chanson où nous créons une grande connexion avec le public.»

Même si le groupe est de plus en plus connu au-delà des frontières du Canada, Jon Matte avoue que «ça fait toujours du bien de revenir à la maison».

«C’est chez nous et les gens nous supportent. La relation avec notre public ici est vraiment fort», conclut Jon Matte.