Marquise Brisebois s'exerce pour les Championnats de femmes fortes

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

Après s'être longtemps entraînée pour le bobsleigh, Marquise Brisebois prend la forme pour des compétitions de femmes fortes.

©TC Media – Archives

ENTRAÎNEMENT. Rien n'arrête Marquise Brisebois. Après avoir joué à la ringuette élite, avoir gagné trois médailles de bronze au Red Bull Crashed Ice de Québec et être passée tout près de participer aux Jeux olympiques de Sotchi comme freineuse avec l'équipe canadienne de bobsleigh, la Brossardoise mène deux projets sportifs majeurs, trois mois seulement après avoir donné naissance à son premier enfant.

La femme de 32 ans profite d'un congé de maternité comme policière à la Ville de Montréal pour faire reconnaître officiellement par les autorités gouvernementales une fédération québécoise de bobsleigh, tout en formant la relève dans son sport. Et question de reprendre la forme rapidement, elle vise de participer aux Championnats canadiens de femmes fortes et, qui sait, s'y classer pour aller aux Mondiaux.

Un rêve utopique? Peut-être, mais avec Marquise, tout projet devient du concret. Qu'il suffise de rappeler qu'elle a participé à son premier Red Bull Crashed Ice sans y être invitée, en 2009, s’y présentant le jour même en offrant d'être remplaçante en cas d'absence d'athlètes invitées. Deux femmes ayant manqué à l’appel, elle en avait profité pour y gagner sa première médaille de bronze.

Déjà besoin d'un nouveau défi

«Je suis vraiment heureuse, affirme d’emblée Marquise, en entrevue au Brossard Éclair. La grossesse et l'accouchement n'ont pas été faciles,  mais je suis en santé et mon garçon aussi. C'est un bonheur de m'occuper de lui, mais j'ai vite ressenti le besoin de reprendre la forme et personnellement, j'ai besoin de défis pour garder la motivation. Il y a aura des compétitions de femmes fortes cet été et des championnats canadiens en septembre. Je tenterai ma chance et si possible, je viserai les Mondiaux. C'est un moindre défi que mon essai olympique en bobsleigh, où je devais parcourir l'Amérique du Nord et l'Europe. Je tenterai de la relever en m'amusant!»

Bobsleigh à quatre chez les femmes

Mais le bobsleigh est toujours dans la vie de Marquise et son sport fait souvent les manchettes ces temps-ci. L'ancien joueur de football de la LCF Samuel Giguère a recommencé sa carrière de bobeur après une pause de près de deux ans. Et la Canadienne Kailie Humphries, double médaillée d'or olympique, athlète canadienne de l'année en 2014 et ex collègue de Marquise est devenue il y a 11 jours la première femme au monde à piloter une équipe de bobsleigh à quatre entièrement féminine à une épreuve de Coupe du monde masculine. Sans surprise, son équipe a terminé 17e sur 17 équipes, à plus de 4 secondes de l'équipe championne, mais Marquise n'y voit que du bien.

«Cette dernière place était prévisible. Une pilote comme Kailie peut rivaliser avec les hommes, mais au chapitre de la puissance et de la force pour lancer le bobsleigh, la comparaison ne tient pas. Aussi, pendant la descente, le poids des hommes permet à l'engin d’aller plus rapidement. Mais cela sensibilisera le CIO à présenter des compétitions de bob à quatre chez les femmes. Présentement, il y a le bob à deux et quatre chez les hommes, mais seulement à deux chez les femmes. J'aurais probablement réussi à faire Sotchi s'il y avait eu le bob à quatre. Je n'ai pas l'expérience pour piloter et manque de rapidité pour être la freineuse qui est la dernière à entrer dans l'engin, mais avec ma puissance, j'aurais pu être entre les deux dans le bob.»

En attendant, elle travaille très fort avec Yannic Morin, ex pilote de bobsleigh aux Olympiques de 2002, pour former la relève et faire reconnaître la fédération québécoise de bobsleigh.

«Nous avons déjà six athlètes de niveau compétitif et nous les aidons à progresser. La piste de Lake Placid est une des plus difficiles au monde et est près de chez nous, un avantage pour les Québécois. Il faut deux ans d'existence pour être reconnu officiellement, avec un local et du financement gouvernemental. Il faut aussi avoir un certain nombre de participants et d'associations un peu partout au Québec. C'est impossible d'être présent partout en bobsleigh, mais nous tentons d'obtenir un centre de glace pour pratiquer les départs comme à Calgary et pensons faire comprendre les particularités de notre sport pour qu'il soit reconnu le moment venu.»

Des compétitions qui se démocratisent

L'Alliance canadienne des athlètes de force amateurs (ACAFA), organisation dont Marquise Brisebois a récemment joint les rangs, explique sur son site web que les compétitions de force se démocratisent. Terminée l'ère des gros hommes hyper grands et corpulents seulement; les compétitions s'ouvrent maintenant aux hommes et aux femmes de toutes les tailles, grâce à des compétitions provinciales, canadiennes et mondiales.

 

En manchette

Les prouesses de Gonsalves ont aidé à envoyer un québécois à Rio

HALTÉROPHILIE. Lors des Championnats panaméricains d'haltérophilie, tenus du 5 au 12 juin à Carthagène, en Colombie, il était prévisible que l'équipe féminine canadienne réussisse à obtenir une place pour les Jeux olympiques de Rio et que ce billet irait à la meilleure haltérophile au Canada, Marie-Ève Beauchemin-Nadeau, du club Fortius de Brossard. Ce fut fait, sans surprise.

Marquise Brisebois s'exerce pour les Championnats de femmes fortes

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

Après s'être longtemps entraînée pour le bobsleigh, Marquise Brisebois prend la forme pour des compétitions de femmes fortes.

©TC Media – Archives


ENTRAÎNEMENT. Rien n'arrête Marquise Brisebois. Après avoir joué à la ringuette élite, avoir gagné trois médailles de bronze au Red Bull Crashed Ice de Québec et être passée tout près de participer aux Jeux olympiques de Sotchi comme freineuse avec l'équipe canadienne de bobsleigh, la Brossardoise mène deux projets sportifs majeurs, trois mois seulement après avoir donné naissance à son premier enfant.

La femme de 32 ans profite d'un congé de maternité comme policière à la Ville de Montréal pour faire reconnaître officiellement par les autorités gouvernementales une fédération québécoise de bobsleigh, tout en formant la relève dans son sport. Et question de reprendre la forme rapidement, elle vise de participer aux Championnats canadiens de femmes fortes et, qui sait, s'y classer pour aller aux Mondiaux.

Un rêve utopique? Peut-être, mais avec Marquise, tout projet devient du concret. Qu'il suffise de rappeler qu'elle a participé à son premier Red Bull Crashed Ice sans y être invitée, en 2009, s’y présentant le jour même en offrant d'être remplaçante en cas d'absence d'athlètes invitées. Deux femmes ayant manqué à l’appel, elle en avait profité pour y gagner sa première médaille de bronze.

Déjà besoin d'un nouveau défi

«Je suis vraiment heureuse, affirme d’emblée Marquise, en entrevue au Brossard Éclair. La grossesse et l'accouchement n'ont pas été faciles,  mais je suis en santé et mon garçon aussi. C'est un bonheur de m'occuper de lui, mais j'ai vite ressenti le besoin de reprendre la forme et personnellement, j'ai besoin de défis pour garder la motivation. Il y a aura des compétitions de femmes fortes cet été et des championnats canadiens en septembre. Je tenterai ma chance et si possible, je viserai les Mondiaux. C'est un moindre défi que mon essai olympique en bobsleigh, où je devais parcourir l'Amérique du Nord et l'Europe. Je tenterai de la relever en m'amusant!»

Bobsleigh à quatre chez les femmes

Mais le bobsleigh est toujours dans la vie de Marquise et son sport fait souvent les manchettes ces temps-ci. L'ancien joueur de football de la LCF Samuel Giguère a recommencé sa carrière de bobeur après une pause de près de deux ans. Et la Canadienne Kailie Humphries, double médaillée d'or olympique, athlète canadienne de l'année en 2014 et ex collègue de Marquise est devenue il y a 11 jours la première femme au monde à piloter une équipe de bobsleigh à quatre entièrement féminine à une épreuve de Coupe du monde masculine. Sans surprise, son équipe a terminé 17e sur 17 équipes, à plus de 4 secondes de l'équipe championne, mais Marquise n'y voit que du bien.

«Cette dernière place était prévisible. Une pilote comme Kailie peut rivaliser avec les hommes, mais au chapitre de la puissance et de la force pour lancer le bobsleigh, la comparaison ne tient pas. Aussi, pendant la descente, le poids des hommes permet à l'engin d’aller plus rapidement. Mais cela sensibilisera le CIO à présenter des compétitions de bob à quatre chez les femmes. Présentement, il y a le bob à deux et quatre chez les hommes, mais seulement à deux chez les femmes. J'aurais probablement réussi à faire Sotchi s'il y avait eu le bob à quatre. Je n'ai pas l'expérience pour piloter et manque de rapidité pour être la freineuse qui est la dernière à entrer dans l'engin, mais avec ma puissance, j'aurais pu être entre les deux dans le bob.»

En attendant, elle travaille très fort avec Yannic Morin, ex pilote de bobsleigh aux Olympiques de 2002, pour former la relève et faire reconnaître la fédération québécoise de bobsleigh.

«Nous avons déjà six athlètes de niveau compétitif et nous les aidons à progresser. La piste de Lake Placid est une des plus difficiles au monde et est près de chez nous, un avantage pour les Québécois. Il faut deux ans d'existence pour être reconnu officiellement, avec un local et du financement gouvernemental. Il faut aussi avoir un certain nombre de participants et d'associations un peu partout au Québec. C'est impossible d'être présent partout en bobsleigh, mais nous tentons d'obtenir un centre de glace pour pratiquer les départs comme à Calgary et pensons faire comprendre les particularités de notre sport pour qu'il soit reconnu le moment venu.»

Des compétitions qui se démocratisent

L'Alliance canadienne des athlètes de force amateurs (ACAFA), organisation dont Marquise Brisebois a récemment joint les rangs, explique sur son site web que les compétitions de force se démocratisent. Terminée l'ère des gros hommes hyper grands et corpulents seulement; les compétitions s'ouvrent maintenant aux hommes et aux femmes de toutes les tailles, grâce à des compétitions provinciales, canadiennes et mondiales.