Sous l’emprise de Messmer

Sous l’emprise de Messmer

Messmer présentera son nouveau spectacle Hypersensoriel à Brossard les 28

SPECTACLE. Messmer sera prochainement de passage à L’Étoile Banque Nationale. Le Brossard Éclair s’est entretenu avec le fascinateur au sujet de son plus récent spectacle, Hypersensoriel, ainsi que de sa nouvelle émission Lâchés lousses.

Avec plus d’un million de billets vendus, Messmer est maintenant considéré comme l’une des grandes références en hypnose et magnétisme à travers le monde. Après une tournée européenne couronnée de succès, il est de retour au Québec.

Avec Hypersensoriel, spectacle qu’il décrit comme «nouveau genre et unique au monde», Messmer repousse les limites du subconscient en mettant à profit les cinq sens grâce aux nouvelles technologies et la réalité virtuelle. Le but? «Compenser les limites de l’hypnose», affirme-t-il.

Coanimation

Habitué depuis quelques années des plateaux de télévision, notamment avec l’émission Messmer : drôlement mystérieux, dans laquelle il hypnotisait des personnalités connues du grand public, Messmer a récemment amorcé un nouveau chapitre, en tant que coanimateur, avec Charles Lafortune, de l’émission Lâchés lousses, diffusée depuis peu sur les ondes de TVA.

Si l’émission a déjà reçu son lot de critiques, le principal intéressé ne s’en laisse pas imposer et soutient qu’«il y aura toujours des sceptiques et des commentaires négatifs».

«Je peux seulement dire que toutes les personnes qui ont participé à l’émission ont adoré leur expérience et que Charles [Lafortune] et moi avons reçu beaucoup de commentaires très positifs. Des sceptiques, je sais par expérience qu’il y en aura toujours, mais je crois que si j’ai vendu près de 250 000 billets au Québec et plus d’un million ailleurs, ça doit dire que les gens sont nombreux à apprécier mon art.»

«Ça fait plusieurs décennies que je pratique ce métier, le gens qui me connaissent savent que j’ai gagné mon public à force de travail, ajoute-t-il. J’ai toujours dû faire face au scepticisme. Est-ce que c’est vrai ou non? C’est pour ça que l’hypnose est si fascinante. Il est difficile de déterminer ce qui est vrai et ce qu’il ne l’est pas.»

Scène ou télé?

S’il admet d’emblée que l’expérience entre la scène et la télé est très différente, Messmer affirme que les deux sont «vraiment complémentaires».

«Les deux m’aident!, explique-t-il. L’un ne va pas sans l’autre. La télé m’aide à vendre des billets et fait que plus de gens s’intéressent à l’hypnose. D’un autre côté, la scène permet au public de vivre la vraie expérience de ce qu’est l’hypnose.»

«À la télé, on peut toujours reprendre une scène si elle n’est pas à notre goût, ce que, bien sûr, on ne peut faire sur scène, ajoute-t-il. Par contre, les tournages sont souvent très longs; il arrive parfois que je doive tenir une personne sous hypnose durant trois ou quatre heures, ce qui n’est pas toujours une mince tâche.»

Expérience européenne

L’artiste fait depuis peu le pont entre l’Europe et le Québec et jouit maintenant d’une grande popularité sur le vieux contient, spécialement en France, où il a récemment fait quelques apparitions télé remarquées. S’il soutient que le public français est souvent plus «passionné» que le public québécois, les différences s’arrêtent là pour l’artiste.

«Le cerveau est fait de la même façon partout dans le monde. Il n’y a donc pas vraiment de différence d’un public à l’autre, explique le fascinateur. L’hypnose était très connue en Europe au tournant du XIXe siècle. En fait, c’est de là qu’elle provient à l’origine. Avec le temps, cet art a lentement disparu. Quand je suis arrivé là-bas, c’était aussi nouveau pour eux que ça l’a été pour le public d’ici.»

Le fascinateur estime que la raison de son succès en Europe réside dans la qualité de son spectacle à grand déploiement, «à l’américaine», qui selon lui «est une chose relativement nouvelle là-bas».